La Ligue des États arabes condamne l’escalade des crimes commis par l’occupation israélienne dans la ville d’Hébron et dans l’ensemble de la Cisjordanie occupée, notamment les menaces d’évacuation et de destruction de quartiers palestiniens, le déplacement forcé de la population, les agressions contre les citoyens palestiniens, leurs biens et leurs lieux saints, ainsi que la fermeture du Haram al-Ibrahimi (Mosquée d’Abraham), dans le cadre de politiques visant à modifier la réalité démographique et géographique du territoire palestinien occupé.
La Ligue des États arabes souligne que ces pratiques constituent de graves violations des règles du droit international humanitaire, notamment de la quatrième Convention de Genève, qui interdit le transfert forcé de population, les punitions collectives et la destruction de biens dans les territoires occupés, sauf dans les rares cas d’exception strictement prévus par le droit. La mise à exécution des menaces d’évacuation et de destruction de quartiers pourrait également constituer, selon la nature des actes et les circonstances dans lesquelles ils sont commis, des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité.
La Ligue des États arabes insiste sur le fait que la fermeture du Haram al-Ibrahimi et les entraves à l’accès des fidèles à ce lieu portent atteinte à la liberté de culte et aux lieux saints religieux, et contreviennent aux obligations juridiques qui incombent à Israël en sa qualité de puissance occupante. Elle met en garde contre le fait que la poursuite des politiques de déplacement forcé, de destruction et de colonisation aggrave la situation en Cisjordanie et fait craindre une répétition des tragédies de la Nakba à l’encontre du peuple palestinien.
La Ligue des États arabes appelle la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité des Nations unies et les Hautes Parties contractantes aux Conventions de Genève, à prendre des mesures urgentes et efficaces pour mettre fin à ces violations, garantir la protection des civils palestiniens, demander des comptes aux responsables des crimes commis et mettre un terme à l’impunité.
La Ligue des États arabes réaffirme que Hébron et l’ensemble de la Cisjordanie occupée font partie intégrante du territoire palestinien et que les mesures israéliennes visant à en modifier le caractère démographique et géographique ne sauraient créer de droits ni conférer aucune légitimité. Elle souligne que la fin de l’occupation, la pleine réalisation du droit du peuple palestinien à l’autodétermination et l’établissement de son État indépendant et souverain sur les frontières du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, constituent les fondements d’une paix juste et durable.










































