Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, dans l’après-midi du 21 octobre, au palais de Carthage, le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime, Ezzeddine Ben Cheikh.
Au début de cette rencontre, le chef de l’État a souligné que l’agriculture, dans toutes ses composantes, constitue un pilier essentiel de la sécurité nationale et de la souveraineté du pays. Il a affirmé que la Tunisie dispose de richesses et de ressources lui permettant d’atteindre l’autosuffisance, ainsi que de traditions agricoles ancestrales, d’un savoir-faire accumulé et de compétences capables de surmonter les difficultés et les défis.
Le président de la République a également insisté sur la nécessité de tirer profit des expériences et de l’expertise des instituts agricoles spécialisés, fondés il y a plus de 125 ans et qui ont fait figure de pionniers dans leurs domaines, non seulement en Tunisie, mais aussi à l’échelle du continent africain. Il a appelé à valoriser les résultats de la recherche scientifique et les travaux universitaires dans le secteur agricole, notamment les études et les thèses de doctorat réalisées et soutenues, qui font désormais référence dans plusieurs établissements universitaires à travers le monde.
Le chef de l’État a souligné l’importance de prendre les mesures nécessaires pour assurer le bon déroulement de la campagne de récolte, de trituration, de stockage et de commercialisation des olives. Il a notamment préconisé de soutenir les petits agriculteurs en facilitant leur accès à des crédits à des conditions avantageuses, en mettant en place de nouvelles lignes de financement et en fixant un prix de référence garantissant leurs droits.
Il a également mis l’accent sur la nécessité de renforcer les capacités de stockage de l’Office national de l’huile, de promouvoir l’huile d’olive tunisienne et d’élargir ses marchés d’exportation. Il a, en outre, plaidé pour l’encouragement du conditionnement local de ce produit afin de mieux faire connaître la Tunisie, d’accroître sa valeur ajoutée et de renforcer sa compétitivité sur les marchés internationaux.
Le président de la République a par ailleurs évoqué les difficultés rencontrées par les producteurs de dattes, notamment les pratiques de certains intermédiaires qui chercheraient à faire baisser délibérément les prix d’achat des récoltes. Il a appelé à intervenir sans délai pour mettre fin à ces pratiques, aussi bien dans la filière des dattes que dans les autres secteurs de la production agricole.
Kaïs Saïed a également insisté sur la nécessité de permettre aux commissariats régionaux au développement agricole d’assumer pleinement leurs missions et de renforcer les mesures préventives destinées à protéger le patrimoine végétal. Il a appelé à intensifier la vigilance et les efforts pour lutter contre les maladies ayant touché plusieurs oliviers, ainsi qu’à prévenir la propagation du charançon rouge du palmier dans certaines régions, en vue de contenir ces risques et d’y mettre définitivement fin.
Le chef de l’État a, par ailleurs, souligné l’importance de garantir une distribution équitable et transparente des engrais, dans les délais appropriés et sans complications administratives susceptibles d’entraîner le dépassement des périodes optimales d’utilisation. Il a également insisté sur la nécessité de mettre à disposition les semences et les différents intrants agricoles au moment opportun.
Il a aussi appelé à œuvrer à la reconstitution du cheptel national, qui a connu une diminution malgré l’existence de l’Office de l’élevage et des pâturages. À ce propos, il a rappelé que plusieurs offices ont vu leurs fonctions et leurs missions s’affaiblir progressivement, au point de frôler la disparition.
Enfin, le président de la République a estimé que la Tunisie possède tous les atouts nécessaires pour atteindre l’autosuffisance alimentaire. Il a affirmé qu’il ne saurait y avoir de souveraineté nationale pleine et entière tant que le peuple tunisien dépend de produits alimentaires provenant de l’étranger.
Il a souligné que la conjugaison des efforts et la bonne exploitation des richesses et des ressources disponibles permettraient de faire reverdir la Tunisie du nord au sud, notamment grâce à la création de l’Office de développement de Rjim Maâtoug, dédié au développement du Sud et des zones sahariennes.
Selon le chef de l’État, la Tunisie est ainsi en mesure de couvrir ses propres besoins, mais aussi d’aller plus loin en devenant un pays exportateur, créateur de richesses et capable de multiplier les opportunités d’emploi.







































