La Commission de la santé, des affaires de la femme, de la famille, des affaires sociales et des personnes handicapées a poursuivi, mardi 19 mai 2026, l’examen de la proposition de loi relative à l’organisation des domaines d’utilisation de la langue des signes pour les personnes atteintes de handicap auditif. Elle a également auditionné les auteurs de la proposition de loi portant sur l’accompagnement des retraités.
Lors de la séance matinale, les membres de la commission ont débattu des différents articles du texte relatif à la langue des signes, à la lumière des observations et propositions recueillies lors des précédentes auditions. Les discussions ont notamment porté sur l’élargissement du champ d’application de la loi afin d’inclure les personnes souffrant d’une perte totale ou partielle de la parole, ce qui a conduit à revoir l’intitulé du projet et à préciser les catégories concernées.
Les députés ont également insisté sur l’importance d’unifier la langue des signes à l’échelle nationale afin de faciliter son adoption dans l’enseignement, les services publics et les espaces ouverts au public. Des remarques de forme et de rédaction ont par ailleurs été formulées afin d’améliorer la lisibilité du texte.
Au cours de la séance de l’après-midi, la commission a auditionné les initiateurs de la proposition de loi relative à l’accompagnement des retraités. Ces derniers ont expliqué que le texte vise à instaurer plusieurs avantages sociaux et culturels au profit des retraités, notamment des réductions sur les transports publics, l’accès aux services des établissements touristiques, la gratuité d’entrée aux musées et sites historiques ainsi qu’une priorité dans les établissements publics de santé.
La proposition prévoit également d’autoriser les retraités à exercer une activité rémunérée tout en continuant à percevoir leur pension de retraite, dans l’objectif de préserver leur dignité et de valoriser leurs compétences et leur expérience.
L’article 5 du projet, relatif à la suppression de l’interdiction de travailler après l’âge de la retraite pour les bénéficiaires d’une pension, a suscité un large débat parmi les députés. Certains ont plaidé pour l’abrogation de toutes les dispositions empêchant les retraités d’exercer une activité professionnelle, estimant que la pension constitue un droit acquis. D’autres ont considéré que la législation actuelle permet déjà de bénéficier de l’expertise des retraités dans les domaines de l’encadrement, de la formation et du conseil, sous certaines conditions.
Par ailleurs, plusieurs intervenants ont appelé à élargir le champ d’application de cette proposition à l’ensemble des personnes âgées et non uniquement aux retraités.
En conclusion, les députés ont souligné l’importance de cette initiative législative, qui répond aux attentes d’une large catégorie de citoyens, et ont appelé à accélérer son examen et son adoption.
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