La commission de la santé, de la femme, de la famille, des affaires sociales et des personnes handicapées, en partenariat avec le comité des services sociaux et du développement du Conseil national des régions, a tenu une session durant laquelle j’ai écouté le ministre de la santé discuter du budget de la Mission Santé pour 2026. Cette session était présidée par M. Raouf et Haithem Trabelsi, et a vu la participation de M. Ezzedineaieb Fatihi Rejab, Abdelkader Amar, Riyadh Bilal et Aymen Maraoui, ainsi que Syedan Anwar Marzouki vice-président de la Chambre des représentants, et Nouri jridi, député adjoint du président, chargé des travaux syndicaux.
Au début de son discours, le ministre a précisé que le budget alloué à cette mission s’élève à environ 4 350 MD, sans inclure les auto-ressources, ce qui représente 5,4% du budget général de l’État, contre 4 000 MD en 2025, soit une augmentation de 8,75%. Ce budget reflète clairement la politique de l’État en matière de construction d’un État social juste, plaçant la santé des citoyens au centre du développement global et faisant du droit à la santé un pilier de la dignité nationale. Il a également souligné que des efforts ont été déployés dans cette initiative pour rapprocher les services des citoyens dans toutes les régions de la république, en particulier à l’intérieur, afin que l’accès aux soins ne soit plus un privilège géographique ou social, mais une garantie pour tous les Tunisiens.
Il a également affirmé que le travail réalisé dans le cadre de cette mission se concentrerait sur l’acquisition d’équipements de santé avancés et leur distribution dans divers États de la République, soutenu par les exigences de numérisation, alors que la Tunisie entre dans une nouvelle phase de son histoire sanitaire grâce au projet d’hôpital numérique, le premier de ce type dans le pays, approuvé par le président de la République. Ce projet a permis la fourniture de services médicaux à distance dans 22 hôpitaux atmosphériques, englobant quatre spécialités médicales, et reliant plus de 31 hôpitaux à un service d’imagerie télémédicale, offrant des services de haute qualité à un coût réduit, tout en contribuant à l’atteinte de l’équité technologique entre les différentes parties.
Il a ajouté que le ministère s’efforce également d’assurer la sécurité sanitaire et pharmaceutique par l’engagement de l’Agence nationale des médicaments et des produits de santé dans l’activité réelle à partir de janvier 2025, ainsi que par la mise en œuvre de la Stratégie pharmaceutique nationale en collaboration avec le Conseil national de sécurité, qui promeut la qualité et lutte contre le monopole et la corruption.
Il a indiqué qu’une subvention exceptionnelle de 290 millions de dinars sera attribuée pour rembourser les dettes de la pharmacie centrale et garantir la continuité de l’approvisionnement en médicaments dans tous les établissements de santé.
Des efforts ont également été démontrés pour développer le tourisme sanitaire et hospitalier, en tirant parti de l’expertise nationale et des ressources disponibles pour soutenir le rayonnement tunisien dans ce domaine essentiel, tout en cherchant à résoudre de nombreux problèmes liés aux projets perturbés avec l’ajout de plusieurs nouveaux.
Les députés apprécient leur contribution aux efforts du Ministère visant à fournir de nouveaux équipements aux différentes institutions hospitalières, en mettant en avant l’interaction positive du Ministère.
Les députés reconnaissent leur rôle dans les efforts du Ministère pour fournir de nouveaux équipements aux diverses institutions hospitalières, soulignant l’interaction positive entre le Ministère et les besoins ainsi que les demandes régionales et locales. Cela crée une atmosphère de collaboration unique entre les députés et les représentants de l’exécutif de la santé au sein du système de santé dans son ensemble.
Malgré les succès salués du ministère, le secteur de la santé continue de faire état de nombreuses lacunes, notamment l’incapacité de la pharmacie centrale à fournir de nombreux médicaments essentiels, en raison de son incapacité à rembourser les dettes des institutions avec lesquelles elle collabore. Cela nécessite une intervention rapide de l’État pour trouver des solutions appropriées, d’autant plus que de nombreuses zones intérieures manquent d’équipements sanitaires essentiels.
Les députés ont également insisté sur la nécessité d’améliorer les services de santé et de les rapprocher des citoyens, en ouvrant quelques centres de santé essentiels dans les zones intérieures et en transformant certains hôpitaux régionaux en hôpitaux universitaires. Cela vise à pallier la grave pénurie d’ambulances et de matériel médical de base, étant donné que de tels équipements sont absents dans les établissements hospitaliers publics. Il est impératif de faire pression sur les hôpitaux universitaires et de recourir à des établissements de santé privés, ce qui impose un fardeau supplémentaire aux patients.
Les députés ont également souligné que de nombreux bâtiments de santé se plaignent d’un manque d’équipement ou de personnel médical et paramédical, exhortant le ministère à remédier à ces situations. De plus, le Ministère a été invité à résoudre la situation de nombreuses prestations temporaires et contractuelles en ouvrant la voie à des mandats pour répondre aux besoins de nombreux établissements hospitaliers en matière de prestations.
Des pénuries sévères ont également été évoquées dans certains départements des hôpitaux locaux et universitaires, tels que les services d’urgence, d’obstétrique, de réanimation et de filtration sanguine, ainsi que les interruptions des opérations dans plusieurs établissements.
Dans un autre contexte, les députés ont souligné l’importance de réévaluer la carte sanitaire du pays tunisien, qui a engendré un déséquilibre sanitaire entre les régions et a privé de nombreuses zones reculées de services essentiels, en plus de la digitalisation des rendez-vous médicaux, et la nécessité pour le ministère de capitaliser sur les expériences tunisiennes dans le domaine de la fabrication et de la distribution de médicaments. Les services de télésanté, ainsi que la recherche d’un cadre juridique régulé pour les suppléments nutritionnels et les services de santé mentale, ont également été mentionnés.
Les intervenants ont également insisté sur l’importance d’intensifier les efforts du Ministère pour combattre le phénomène de la dépendance en envisageant des centres spécialisés dans le traitement dès que possible.
Certains ont également plaidé pour la nécessité de soutenir le tourisme médical et d’investir dans les importantes ressources naturelles, compétences et expériences que possède le pays tunisien dans ce domaine.
En réponse à toutes les interventions et questions, le ministre a déclaré que le ministère agit dans le cadre de cette mission selon une stratégie claire, fondée sur une collaboration avec tous les acteurs de la santé, et a ajouté qu’il s’efforce de rapprocher les services de santé des citoyens et de doter divers établissements de santé des équipements nécessaires, qui seront mis en place. C’est une étape cruciale en 2025 et le travail se poursuivra dans le même format l’année prochaine, en intégrant des applications avancées et des systèmes médiatiques qui lui permettront de mieux connaître les pèlerins à Ibn. Le ministère s’efforce également de résoudre de nombreux problèmes liés aux projets perturbés et a largement reconnu cette nécessité.
Concernant la carte de la santé, il est évident que le Ministère s’emploie à examiner les moyens d’assurer une justice sanitaire entre différents aspects, en se basant sur une différenciation positive entre eux et selon l’échelle des priorités. Il a ajouté qu’il s’efforce de tirer parti de ses expériences et de ses cadres dans une vision claire des points de repère. L’une de ses priorités est l’introduction de la numérisation dans divers établissements hospitaliers, ce qui permettra de développer les services de santé et d’identifier les lacunes en temps opportun. Il a également confirmé que le ministère s’emploie à rompre avec le travail précaire dans le secteur de la santé et, dans ce cadre, il réglera la situation de toutes les aides temporaires et entrepreneurs avec le ministère dès que possible.
En ce qui concerne le développement du système de santé, j’ai expliqué que le ministère met en œuvre depuis longtemps la numérisation dans de nombreux services de santé et qu’il a décidé de s’appuyer sur des systèmes médiatiques avancés pour établir un système de télémédecine. De plus, il a étudié différentes méthodes d’incitation pour tous les intervenants, et cela a été réalisé. Le ministère cherche également à instaurer un système d’incitation au travail dans les établissements hospitaliers, garantissant la continuité de leurs services pendant le quart de soir, en échange de l’octroi de subventions incitatives à leurs employés.
De plus, le ministère a confirmé qu’il recherche un cadre juridique réglementé pour les compléments alimentaires dans les plus brefs délais, et il s’emploie également à élaborer un script juridique pour établir une Agence tunisienne de services intégrés de santé. Cette agence aura pour mission de coordonner les différents acteurs du système de santé en fonction des municipalités, du ministère de l’environnement et des institutions hospitalières, dans le cadre d’une politique de prévention efficace contre tous les risques pour la santé.
Il a également mentionné que 40 centres de santé de base préfabriqués ont récemment été installés dans plusieurs zones intérieures, et qu’ils sont dotés de diverses installations nécessaires à la réussite de leur mission. Des bus mobiles ont également été mis à disposition pour le traitement de la cataracte, l’ophtalmologie et le dépistage précoce de certaines maladies graves.
Enfin, il a souligné, à la fin de son intervention, qu’il existe une volonté sincère de tirer parti des expériences nationales et des avancées technologiques, notamment en matière d’intelligence artificielle, pour faire progresser le secteur de la santé. Cela vise à réaliser la vision du président de la république en rapprochant les services de santé des citoyens et en garantissant l’accès à la santé pour tous, dans un cadre de collaboration avec le pouvoir législatif et divers acteurs du domaine.












































