Le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane, a affirmé que la Tunisie dispose de tous les atouts nécessaires pour consolider sa position en tant que plateforme industrielle compétitive dans le secteur automobile, à l’heure où cette industrie connaît de profondes mutations à l’échelle mondiale.
S’exprimant vendredi 26 juin à Tunis, lors de l’ouverture d’un atelier consacré à l’industrie automobile dans le cadre de la 22e édition du Tunisia Investment Forum 2026, il a souligné que l’industrie nationale a enregistré, ces dernières années, une évolution notable grâce aux compétences tunisiennes, à une main-d’œuvre qualifiée et à l’expertise acquise par les entreprises du secteur.
En présence du directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA-Tunisia), Jalel Tabib, de représentants de l’Association tunisienne des fabricants de composants automobiles (TAA) et de cadres du ministère, le secrétaire d’État a indiqué que la proximité de la Tunisie avec les marchés européens et son intégration dans les chaînes de valeur mondiales constituent des atouts majeurs.
Il a toutefois estimé que la prochaine étape consiste à développer des activités à plus forte valeur ajoutée, notamment dans les domaines de l’ingénierie, de l’électronique, des systèmes intelligents et de la mobilité durable.
Wael Chouchane a également mis en avant le Pacte de compétitivité pour le développement du secteur des équipements et composants automobiles, présenté comme un cadre de partenariat entre l’État et le secteur privé visant à stimuler l’innovation, attirer les investissements, renforcer les compétences et accélérer la transformation numérique afin d’améliorer la compétitivité de l’industrie tunisienne sur les marchés internationaux.
Évoquant la transition énergétique, il a souligné qu’elle est désormais un facteur déterminant de la compétitivité industrielle. Selon lui, le recours aux énergies renouvelables et l’amélioration de l’efficacité énergétique permettront aux entreprises de produire de manière plus durable et de répondre aux exigences environnementales des marchés internationaux.
À cet égard, il a annoncé que la part de l’électricité produite à partir des énergies renouvelables est passée de 4 % à près de 9 %, grâce à la mise en service de nouveaux projets solaires, tandis que d’autres installations sont en cours de réalisation.
En conclusion, le secrétaire d’État a appelé à renforcer la coopération entre les pouvoirs publics, les investisseurs, les industriels, les établissements de formation, les universités et les start-up afin de bâtir un écosystème intégré de la mobilité électrique, plus innovant et plus durable.














































