Le ministère des Finances estime que la création d’une banque postale, ou le renforcement de la participation de la Poste tunisienne dans une banque existante, constitue un choix stratégique qui ne peut être décidé dans le cadre du projet de loi sur la lutte contre l’exclusion financière.
Lors de son audition devant la commission des Finances et du Budget de l’Assemblée des représentants du peuple, le département a souligné qu’une telle réforme nécessite une évaluation approfondie des aspects juridiques, économiques et financiers, ainsi qu’un consensus entre les différentes parties concernées.
Au cours des débats, plusieurs députés ont défendu l’idée d’une banque postale, mettant en avant le vaste réseau de la Poste tunisienne pour améliorer l’inclusion financière, notamment dans les régions de l’intérieur. Ils estiment qu’une telle structure faciliterait l’accès aux services bancaires, au financement des PME, à l’épargne et aux paiements numériques, tout en contribuant à réduire les disparités régionales.
En réponse, le ministère a rappelé que le projet de loi en discussion s’inscrit dans une réforme plus large du secteur financier. Il a également souligné que la Poste tunisienne joue déjà un rôle important dans le système financier national et qu’une éventuelle évolution de ses missions bancaires devra faire l’objet d’une analyse complète avant toute décision.












































