Le Conseil national des représentants du peuple participe aux travaux de la 8ᵉ session du Parlement arabe et des présidents des parlements et conseils arabes, qui se tient au Caire du 24 au 27 juin 2026, avec une délégation composée de Mme Sawsan Mabrouk, vice-présidente du Conseil, ainsi que de MM. Fakhreddine Fadloun et Ghassen Yamoun. Les représentants des parlements et conseils législatifs arabes prennent part à cet événement, accueilli à l’aéroport par M. Mohamed Ahmed Al-Yamahi, président du Parlement arabe.
Cette conférence constitue l’un des principaux forums parlementaires arabes dédiés à la coordination des positions et à l’unification des visions sur les questions arabes d’intérêt commun.
Lors de la réunion de la commission préparatoire, les participants ont examiné trois dossiers majeurs. Le premier concerne un projet de résolution visant à contrer les politiques israéliennes tendant à liquider la cause palestinienne, ainsi qu’à renforcer la position parlementaire arabe en soutien aux droits légitimes du peuple palestinien.
Les discussions ont également porté sur les mécanismes de renforcement de l’action parlementaire arabe face aux projets visant à liquider la cause palestinienne et à contrer les violations continues commises contre le peuple palestinien, tout en réaffirmant le soutien à ses droits légitimes, notamment l’établissement de son État indépendant avec Al-Qods pour capitale.
À cette occasion, Mme Sawsan Mabrouk a réaffirmé la position de principe de la Tunisie en faveur de la cause palestinienne, soulignant le soutien du peuple tunisien au peuple palestinien frère. Elle a condamné les crimes commis par l’aviation de l’occupation contre la population civile à Gaza, dans les camps de réfugiés et en Cisjordanie, dénonçant également la loi israélienne relative à l’exécution des prisonniers palestiniens.
Elle a rappelé le rejet catégorique par la Tunisie de toute tentative de déplacement forcé des habitants de Gaza ou de liquidation de la cause palestinienne, ainsi que son soutien inconditionnel au peuple palestinien dans sa lutte légitime pour la récupération de ses droits inaliénables et l’établissement de son État indépendant sur l’ensemble de son territoire avec Jérusalem pour capitale.
Les participants ont également débattu de la formulation d’une position parlementaire arabe unifiée face aux atteintes à la souveraineté, à la sécurité et à la stabilité des États arabes, ainsi que du renforcement du rôle des parlementaires dans la protection de la sécurité nationale arabe.
Dans ce cadre, la vice-présidente du Conseil a insisté sur l’importance du respect des principes du droit international, notamment le règlement pacifique des différends, ainsi que sur l’attachement de la Tunisie à la souveraineté des États et à la condamnation de toute atteinte aux territoires des pays arabes frères. S’agissant des tensions au Moyen-Orient, elle a souligné que la Tunisie privilégie les solutions fondées sur le dialogue et les voies diplomatiques, ainsi que sur la coopération et la solidarité entre pays frères et amis.
La commission préparatoire a également examiné le projet de vision parlementaire arabe visant à renforcer la souveraineté numérique arabe et à protéger la souveraineté nationale à l’ère de la transformation digitale. Ce projet porte sur le développement des cadres législatifs arabes afin de promouvoir un environnement numérique sécurisé, favorable au développement durable et respectueux des intérêts stratégiques des États arabes.
Dans son intervention, M. Fakhreddine Fadloun a mis en avant les objectifs de cette vision, notamment le renforcement de la souveraineté numérique arabe. Il a formulé plusieurs propositions pratiques, parmi lesquelles la protection de l’identité arabe et du système de valeurs, l’alerte sur les risques liés à la propagation de la violence dans l’espace numérique, ainsi que la nécessité de lutter contre le terrorisme et l’extrémisme en ligne.
Il a également souligné l’importance de protéger les économies arabes face aux marchés virtuels, de développer les compétences numériques pour accompagner les transformations technologiques, d’assurer une utilisation optimale de l’intelligence artificielle sans marginaliser l’intelligence humaine, et de soutenir les industries arabes dans les domaines du numérique et des communications.
Enfin, il a insisté sur la protection des enfants contre les usages inappropriés des technologies, logiciels et jeux numériques, ainsi que sur la nécessité de renforcer les cadres législatifs et les programmes de sensibilisation et d’éducation numérique afin de protéger cette catégorie vulnérable de la société.













































