Le président de la République, Kaïs Saïed, a examiné, lors de la réunion qui l’a réuni hier après-midi, le 5 octobre, au palais de Carthage, avec Mme Sarra Zaafrani Zenzri, cheffe du gouvernement, et M. Riadh Chaoued, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, les différentes étapes franchies dans la mise en œuvre des dispositions de la loi n° 18 de 2025, portant dispositions exceptionnelles relatives au recrutement, dans le secteur public et la fonction publique, des diplômés de l’enseignement supérieur confrontés à une longue période de chômage.
Le chef de l’État a évoqué les nombreuses causes qui se sont accumulées au fil des décennies, notamment les recrutements effectués sur la base de diplômes falsifiés, ou sans que les personnes recrutées ne soient titulaires des diplômes scientifiques leur permettant de participer aux opérations de recrutement. La situation est même allée plus loin, puisque le seul « diplôme », si tant est qu’on puisse l’appeler ainsi, est devenu l’appartenance à telle ou telle partie.
Le président de la République a affirmé que le chômeur d’aujourd’hui n’est pas au chômage de son propre gré, mais qu’il a été empêché d’accéder à l’emploi en raison de pratiques et d’opérations que tout le monde connaît, ainsi que des privilèges accordés, qui ont conduit à dilapider les deniers publics. Celui qui avait droit à un emploi en a été privé, tandis que des droits ont été accordés à ceux qui n’y avaient pas droit, au détriment d’autrui.
Le chef de l’État a expliqué que cette étape n’est pas une étape de polémique, mais une étape d’action, de sincérité, de probité et de fidélité. Il a souligné que notre peuple, qui a donné des martyrs pour l’indépendance et la dignité, ainsi que pour le travail, la liberté et la dignité nationale, a fait preuve d’une conscience profonde et constante et ne se laissera pas détourner de son chemin.
Il a ajouté que le peuple a tracé sa voie et continue de la tracer avec détermination. Les difficultés, les divisions, les revirements ou les changements de position ne l’arrêteront pas. Son drapeau restera celui de la patrie bien-aimée, symbole de dignité et de souveraineté. Chaque jour, voire chaque heure, le peuple opère un tri qui permet de démasquer ceux que les fonds de la dépendance ont séduits et qui ne trouvent leur confort que dans ces cercles.
Le président de la République a enfin affirmé que le peuple réalisera ce qu’il souhaite, quels que soient les défis et les obstacles, et que les engagements seront tenus, engagement après engagement, car « l’engagement est une responsabilité ».













































