Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu mercredi 23 septembre au Palais de Carthage la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, et le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Fethi Zouhair Nouri.
Au cours de cette réunion, le président de la République a insisté sur le rôle de la Banque centrale dans le soutien à l’économie nationale et dans la recherche de solutions permettant de préserver les équilibres financiers du pays.
Il a également souligné que la réalisation de la justice sociale constitue, selon lui, une condition essentielle pour créer les richesses et garantir une répartition plus équitable de leurs fruits.
La réunion a aussi porté sur le rôle des banques publiques, appelées à accompagner les efforts de l’État, ainsi que sur la nécessité pour l’ensemble du secteur bancaire de faciliter l’accès au financement, notamment à travers des conditions de crédit plus souples, tout en respectant les circulaires et les règles fixées par la Banque centrale.
Kaïs Saïed a par ailleurs rappelé que la Constitution tunisienne prévoit la coexistence des secteurs public et privé et leur complémentarité, sur la base de la justice sociale. Il a cité à ce titre plusieurs secteurs essentiels relevant de l’action publique, notamment la santé, le transport, l’éducation et la couverture sociale.
Pour le président de la République, l’État social ne doit pas rester une simple formule inscrite dans la Constitution. Il doit se traduire concrètement dans la vie quotidienne des citoyens et dans toutes les régions du pays.
Lutte contre la hausse des prix et la corruption
La question de la hausse excessive des prix a également occupé une place importante dans les discussions.
Dans ce contexte, le président de la République a appelé à rationaliser les importations et à renforcer la lutte contre la corruption. Il a rappelé que celle-ci ne se limite pas à la corruption financière ou aux pots-de-vin, mais peut également prendre d’autres formes, comme la fraude, les entraves au fonctionnement des services publics ou encore les abus à l’égard des agents de l’administration.
Selon Kaïs Saïed, ces pratiques doivent être combattues rapidement et sans relâche.
Le président de la République a enfin estimé que certaines de ces pratiques visent à faire échouer le processus engagé depuis la révolution et à faire croire aux Tunisiens que les revendications de décembre 2010-janvier 2011 — emploi, liberté et dignité nationale — étaient irréalisables.
Il a affirmé que les tentatives visant à présenter la période précédant la révolution comme une époque meilleure ne sauraient, selon lui, détourner les Tunisiens de leurs aspirations. Il a également assuré que les initiatives qu’il considère comme destinées à contrecarrer ce processus finiront par échouer si les citoyens restent conscients de leurs enjeux.












































