Dans un communiqué rendu public hie jeudi 14 avril 2022, le syndicat national des journalistes tunisiens a appelé à la libération immédiate de la journaliste, Chahrazed Akacha, et met en garde contre le risque que « la justice ne se transforme en pouvoir de criminalisation et non un pouvoir protégeant les droits et libertés ».
Le syndicat considère les poursuites constatées, dernièrement, parmi les journalistes comme « un indice grave de tentative de restreindre la liberté d’expression et de presse, et d’en annihiler les fondements juridiques ».
Le syndicat a indiqué que le procureur de la république du tribunal de première instance de l’Ariana a ordonné le jeudi 14 avril 2022, le placement en détention préventive de la journaliste, Chahrazed Akacha, suite à des posts sur Facebook, où elle dénoncé les pratiques sécuritaires à son encontre ».
Le procureur de la république l’a accusé du « soupçon d’importuner autrui sur les réseaux sociaux, conformément à l’article 86 du code des communications », indique le SNJT.
« Cette poursuite intervient dans un contexte où les poursuites contre les journalistes se succèdent, en s’appuyant sur des textes délaissés et inappropriés à la nature de leur profession, comme le code des communications, la loi de lutte contre le terrorisme, et les accusations d’atteinte à la sûreté nationale, selon le code pénal.
Comme elle intervient dans le cadre de la poursuite des activistes et opposants aux méthodes de gestion du pays, et des défenseurs des droits de l’homme », relève le syndicat.
Le SNJT a appelé les autorités tunisiennes « à honorer leurs engagements internationaux envers les journalistes, à ne pas les mettre en prison, et à ne pas les placer en détention abusive ».













































