À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, la France a condamné fermement les attaques et violences commises à l’encontre des journalistes et des professionnels des médias à travers le monde.
Elle rend hommage à celles et ceux, toujours trop nombreux cette année, qui ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions en Palestine, en Ukraine, au Soudan et dans d’autres régions du monde. La France a notamment salué la mémoire d’Antoni Lallican, photojournaliste français tué le 3 octobre dernier lors d’une frappe de drone russe, soulignant que la Russie a fait de la liberté d’informer une cible.
Lors de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2025, la France, aux côtés de 21 pays, a exigé que la protection des journalistes et des professionnels des médias soit garantie à Gaza, conformément au droit international humanitaire, appelant les autorités israéliennes à permettre l’accès des médias étrangers indépendants. Elle a également rappelé qu’au Sud-Liban, quatre journalistes ont été tués depuis le mois de mars dans des bombardements attribués à l’armée israélienne, précisant que le ciblage délibéré de journalistes, lorsqu’il est établi, constitue un crime de guerre. La France soutient les autorités libanaises dans leurs efforts pour faire toute la lumière sur ces événements et rendre justice aux victimes.
Paris souligne par ailleurs sa mobilisation internationale en faveur d’un espace informationnel libre, fiable et régulé. Le Partenariat pour l’information et la démocratie, lancé avec Reporters sans frontières, réunit aujourd’hui 57 pays. En octobre 2025, lors du Forum de Paris pour la Paix, 34 États se sont engagés pour une action multilatérale visant à garantir l’intégrité de l’information et l’indépendance des médias. La France a également renouvelé son soutien au Fonds international pour les médias d’intérêt public (IFPIM) et appuie le déploiement mondial de la Journalism Trust Initiative (JTI), un dispositif de certification promouvant les médias respectant des standards d’éthique et d’indépendance.
Face aux restrictions croissantes de la liberté d’expression et de la presse dans de nombreux pays, ainsi qu’à la multiplication des fausses informations et des manipulations de l’information, la France rappelle que la liberté d’informer et d’être informé est indispensable à la démocratie. Elle réaffirme que la libération des journalistes et professionnels des médias détenus arbitrairement constitue un impératif.
Enfin, la France poursuit ses démarches auprès des autorités algériennes afin d’obtenir la libération et le retour en France de Christophe Gleizes.













































