Lors de la trente-sixième session des journées cinématographiques de Carthage, le syndicat national des journalistes tunisiens a attribué, le vendredi 19 décembre 2025, le Prix du syndicat tunisien des Journalistes pour le cinéma de la liberté d’expression au film « win the wind takes us » de la réalisatrice Amal Alkalati, en présence du président duSNJT, Zied Dabbar.
Le jury, composé du journaliste Jihene Turki, de la journaliste Samah Kasdallah et du réalisateur Abdullah Chamakh, qui a décidé d’accorder le prix au film « win yakhedna erih », où le vent nous emporte par consensus de ses membres.
Dans son rapport, le jury a souligné que le cinéma ne se limite pas à un simple divertissement, mais constitue un acte critique visuel qui ouvre un débat approfondi sur les limites de la réalité socio-économique, tout en recoupant le rôle essentiel du journalisme dans la responsabilisation du pouvoir et la dénonciation des contradictions.
Le comité a également estimé que le film lauréat offrait une représentation honnête et expressive d’une génération qui s’est rebellée contre l’oppression et l’injustice, cherchant à se comprendre et à surmonter ses frustrations, tout en aspirant à un horizon digne de ses rêves reportés.
De plus, le jury a décidé d’accorder une mention spéciale au film « les oiseaux ne migrent pas » du réalisateur Rami Jarboe, pour son approche cinématographique mature de la question de la liberté, à travers une approche symbolique intelligente qui mise sur le langage cinématographique comme espace de réflexion, transférant la question de la liberté de son contexte situationnel à un horizon humain universel.
À travers ce prix, le syndicat national des journalistes tunisiens réaffirme son engagement à promouvoir les œuvres cinématographiques qui luttent pour la liberté d’expression et défendent les valeurs humaines.
Par ce prix, le syndicat renouvelle son engagement à défendre un journalisme indépendant et rigoureux, affrontant les difficultés et les obstacles, y compris la persécution des journalistes et leur procès en raison de leurs opinions et idées. De plus, le syndicat appelle à la libération de Murad Al-zugaidi, Shatha Al-Haj Mubarak et Burhan Bassis.
La liberté d’expression n’est pas assurée… elle est menacée et nécessite protection.














































