Le président de la République, Kaïs Saïed, a discuté, lors de la réunion qui s’est tenue hier, le 12 janvier 2026, au palais de Carthage avec la ministre des Finances Mechket Slama Khaldi, de plusieurs axes concernant les équilibres financiers de l’État. Les discussions ont particulièrement porté sur la facturation électronique, telle que prévue par la loi de finances actuelle.
Le chef de l’État a souligné que l’absence de plateformes électroniques, notamment pour de nombreuses petites et moyennes entreprises, ainsi que pour plusieurs autres secteurs, nécessite une approche flexible afin d’éviter toute perturbation ou désorganisation qui pourrait avoir des conséquences négatives sur la situation économique générale. Il a précisé que l’établissement de ces plateformes est un préalable essentiel à l’application effective de cette mesure.
Kaïs Saïed a également insisté sur le fait que la numérisation des transactions dans tous les secteurs contribuerait à la diminution de la corruption, appelant à poursuivre résolument cette voie. Il a cependant mis en garde contre l’application de sanctions légales en l’absence des outils numériques nécessaires.
En conclusion, le président de la République a affirmé que les textes juridiques doivent être évalués à l’aune des objectifs pour lesquels ils ont été établis, et que les procédures ne doivent en aucun cas constituer un obstacle à leur réalisation. La lutte contre la corruption reste, selon lui, un objectif central et irréversible, tandis que la justice demeure la finalité ultime, réaffirmant la poursuite des efforts pour que l’État et l’ensemble de ses services publics répondent aux attentes des citoyens.










































