Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, mardi 21 octobre, au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement, Sarra Zâafrani Zenzri, afin de faire le point sur la situation à Gabès, selon un communiqué présidentiel publié à 1h44. Cette rencontre avait pour objectif de « suivre la situation à Gabès » et de coordonner la réponse de l’État face à la crise environnementale et sociale qui touche le gouvernorat.
Dans un discours de huit minutes, le chef de l’État a délivré un message qu’il a voulu solennel. « C’est un moment historique », a-t-il affirmé, en soulignant que le peuple agissait avec une conscience que « l’Histoire inscrira en lettres d’or ».
À Gabès, a-t-il ajouté, « si Daghbagi (Mohamed Daghbagi) était encore en vie, il se tiendrait aux côtés des habitants, avec sa résilience légendaire, pour faire face aux comploteurs qui visent le peuple tunisien ».
« Ceux qui, à un moment donné, au Bardo, ont conspiré contre le peuple tunisien, se sont répartis les rôles entre eux, chacun jouant la partition qui lui a été assignée de l’étranger. Aujourd’hui, nous vivons sous l’ombre d’une véritable guerre d’indépendance, sur tous les fronts », a-t-il déclaré, une formule destinée à illustrer la détermination du pouvoir à « anéantir les réseaux des corrompus, où qu’ils se trouvent ».
Il a promis des actions menées « de A à Z » pour éradiquer la corruption et protéger les intérêts nationaux. Il cite un journal français, intitulé de A à Zut, comme pour envoyer un message aux Gabésiens et montrer qu’il est à leur écoute.
Sur le plan social, Kaïs Saïed a souligné le droit fondamental des citoyens à vivre dans un environnement sain. « Vivre dans un environnement serein est un droit humain essentiel », a-t-il rappelé, saluant la « résistance » et la « conscience » de la population de Gabès. Il a invité les forces de l’ordre et les habitants à rester « main dans la main » pour préserver l’ordre et garantir la mise en œuvre des solutions promises.
Il est à rapeller que la crise à Gabès est principalement une crise environnementale et sanitaire qui a engendré d’importantes manifestations sociales en octobre 2025. Les habitants s’opposent à la pollution émanant du complexe industriel du Groupe Chimique Tunisien (GCT), qui est à l’origine d’une forte hausse des problèmes de santé dans la région.












































