Le Maroc continue de renforcer ses capacités en énergies renouvelables, ajoutant 2 434 MW supplémentaires depuis 2016, dans le cadre de son objectif de porter la part des renouvelables à 52 % de son mix électrique d’ici 2030.
En l’espace d’une décennie, le royaume a plus que doublé sa production d’électricité issue de sources renouvelables, passant de 2 417 MW en 2016 à 4 851 MW fin 2025. Ces chiffres, confirmés par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) en mars 2026, témoignent de la progression rapide du Maroc dans sa transition énergétique, dans un contexte où il demeure fortement dépendant des importations d’énergie.
Cette croissance est portée principalement par le secteur éolien, dont la capacité a atteint 2 452 MW, contre 902 MW il y a dix ans. Le solaire a également connu une expansion notable, passant de 202 MW à 1 086 MW, tandis que l’hydroélectricité est restée stable à 1 306 MW sur la même période.
Sur le plan continental, le Maroc occupe une position significative. En 2025, l’Afrique disposait de 82 371 MW de capacités renouvelables, représentant seulement 1,6 % du total mondial, et le royaume chérifien contribue pour près de 5,9 % à cette production. L’année écoulée a vu le continent ajouter 11,3 GW, soit une augmentation de 15,9 % par rapport à 2024.
Pour le Maroc, cette transition énergétique n’est pas seulement environnementale : elle constitue un enjeu majeur de souveraineté énergétique. Le pays reste fortement importateur de combustibles fossiles, avec une dépendance énergétique de 87,5 % en 2024, selon la ministre de la Transition énergétique, Leila Benali, qui souligne que cette dépendance expose le royaume à des vulnérabilités pouvant affecter sa souveraineté industrielle.
Le développement du solaire et de l’éolien offre ainsi l’opportunité de réduire la facture énergétique nationale et de limiter l’exposition du pays aux fluctuations des prix internationaux, tout en consolidant son autonomie énergétique.











































