Chokri Bouzayen a dirigé les rênes d’un concert hommage au patrimoine musical tunisien dans le cadre de la 60ème édition du Festival International de Hammamet. La chanson inaugurale du concert chante haut et fort l’appartenance et les origines : la Tunisie. Elle s’appelle « Tounsi we Rafaa Rassi » (Tunisien et fier de l’être), un morceau qui ouvre la voie aux titres suivants pour un concert de près de 2h.
Un live qui fait échos à la carrière du chanteur, tout en éclairant les mélomanes sur une partie de l’histoire musicale tunisienne. Des titres classiques, aux inédits en passant par les reprises, les morceaux se sont succédé. Beaucoup sont connus, d’autres moins, mais le répertoire a suffi pour conquérir les spectateurs présents. L’interprète et compositeur vit un moment de grâce.
Le public n’a pas attendu longtemps avant d’entendre « Salli Alla Sidi Ennebi », l’une des chansons qui ont marqué durablement la carrière de Chokri Bouzayen Et qui reste encore ancrée dans la mémoire collective. D’autres ont retenti avant comme « Thamma bit », « Taj rassi baba » et « Masabni asfour ». Le chanteur ne s’est pas contenté des chansons célèbres, il en a aussi présenté d’autres plus récentes et voulait proposer un florilège plus distingué, original, imprévisible. Sa démarche ne consiste pas uniquement à puiser dans le classique et les reprises, mais à inviter à une nouvelle écoute.
Bouzayen s’est entouré du chanteur Firas Kolsi qui a interprété « Fi khatri » et « Ya wilek menni », et par Emna Dammak qui a chanté « La t’hayerni » et « Limta nosber ». Un dialogue générationnel, un mix de plusieurs voix, et un éclectisme inégalé ont fait vibrer la scène et a fait de l’effet.
Le voyage musical s’est poursuivi avec « Yji lebalek », « Chkoun Kifek », « Mahlek ya omi » ou « Malla lila malla ».
Le président du Syndicat des Musiciens Tunisiens, Maher Hammami, a rendu hommage à Chokri Bouzayen. Selon lui, la soirée est un hommage rendu à un artiste qui « a beaucoup donné à la chanson tunisienne et qui est encore capable de donner davantage ».
Lors d’un point de presse, l’artiste a exprimé sa satisfaction quant à la présence du public. « La chanson tunisienne bouleverse les auditeurs. La réaction des spectateurs aux différentes chansons témoigne de leur engouement pour ce patrimoine musical national ». Déclare-t -il. Chokri Bouzayen est également revenu sur ses débuts au Festival international de Hammamet, rappelant que cette scène avait constitué une étape fondatrice de sa carrière lorsqu’il l’avait foulée pour la première fois à l’âge de 16 ans, en 1978. La transmission était au cœur des préoccupations de l’artiste. La participation de Firas Kolsi et Emna Dammak, deux interprètes jeunes l’atteste. Ces derniers ont bien mémorisé leurs textes, et les ont retravaillés avec une grande maîtrise avant le concert. Leur performance était unique.
Les spectacles de la 60e édition du Festival International de Hammamet, placée sous le slogan «Endless Memories», se poursuivent. Le public a rendez-vous ce soir, 26 juillet 2026 avec le violoniste et compositeur tunisien Outail Maaoui qui présente son spectacle intitulé « Sada Atlas », troisième volet d’une trilogie musicale initiée par l’artiste après les projets « Liqaa » (2014) et « Dhilal Al Atlas » (2023).









































