Hammamet a vibré, samedi soir 18 juillet 2026, au rythme de la voix envoûtante de la star libanaise Yara, qui a signé un retour très attendu en Tunisie à l’occasion de la 60ᵉ édition du Festival international de Hammamet. Huit ans après sa dernière participation à la 19è édition du Festival arabe de la radio et de la télévision (ASBU) en 2018, l’artiste a offert à un amphithéâtre archicomble une soirée d’exception où émotion, élégance et communion avec le public étaient au rendez-vous.
Dès son apparition sur scène, Yara a captivé les regards dans une somptueuse robe verte, un choix vestimentaire qui n’avait rien d’anodin. Une couleur en hommage à la légendaire appellation de la « Tunisie Verte » (Tounes El Khadhra), un clin d’œil apprécié par le public tunisien.
Devant des guichets fermés, la chanteuse a fait voyager ses fans pendant près de deux heures à travers un répertoire mêlant ses plus grands succès et ses nouvelles productions. L’amphithéâtre de Hammamet affichait complet, réunissant un public de toutes les générations qui reprenait en chœur, mot pour mot, chacune de ses chansons.

La soirée s’est ouverte avec « Aa Albi Shou Ghali », avant d’enchaîner avec « Sodfa », « Khedni Ma’ak » et bien d’autres titres interprétés avec une sensibilité qui caractérise l’artiste depuis le début de sa carrière.
Entre deux chansons, Yara a tenu à s’adresser au public tunisien. Visiblement émue, elle a exprimé sa joie de participer pour la première fois au Festival international de Hammamet dans le cadre de sa 60ᵉ édition. Elle a chaleureusement remercié le comité d’organisation ainsi que le public, réaffirmant son profond attachement à la Tunisie.
Moment fort de la soirée : l’hommage rendu à la chanson tunisienne. Yara a interprété « Jari Ya Hamouda », un titre qu’elle affectionne depuis son enfance, selon ses propres confidences. Une prestation qui a littéralement embrasé l’amphithéâtre, portée par un orchestre de grande qualité, composé de choristes, violonistes, violoncellistes, percussionnistes et musiciens de haut niveau.
Sous les applaudissements nourris du public, la chanteuse a clôturé son spectacle avec « Ma Baaref », le titre le plus réclamé tout au long de la soirée, offrant une fin en apothéose à cette parenthèse musicale.

Révélée en 1998 grâce à l’émission Kass El Noujoum, Yara s’est imposée comme l’une des plus grandes voix féminines de la chanson arabe contemporaine. Son parcours est jalonné de succès, notamment avec « Hob Kbeer », « Akhedni Ma’ak » en duo avec Fadel Shaker, « Ma Baaref » ou encore l’album « Enta Menni », récompensé par le Murex d’Or de la meilleure chanteuse libanaise en 2008. Ambassadrice régionale de l’UNICEF, elle poursuit une carrière internationale qui la mène régulièrement sur les plus grandes scènes du monde arabe.
Lors de la conférence de presse organisée après le concert, Yara n’a pas caché son admiration pour le Festival international de Hammamet, qu’elle considère comme l’une des scènes les plus prestigieuses du monde arabe. Selon elle, tout artiste rêve un jour de se produire dans ce mythique amphithéâtre, où la proximité avec le public donne une dimension particulière au spectacle et prouve que l’art demeure plus vivant que jamais.
Interrogée sur ses nouveaux projets artistiques, la star a présenté son nouvel album « Taghayeer Al Fousoul », ainsi qu’une nouvelle version remixée de son célèbre duo avec Wael Kfoury. Elle a également révélé nourrir de nouvelles ambitions artistiques, notamment la création de spectacles musicaux et de comédies musicales qui verront prochainement le jour.
Très attachée à la Tunisie, Yara a confié son souhait d’interpréter un jour une chanson en dialecte tunisien. Elle a d’ailleurs cité Nordo comme l’un des artistes tunisiens qu’elle apprécie particulièrement, laissant entendre qu’un duo ou une collaboration pourrait voir le jour prochainement.

Interrogée sur une éventuelle participation au Festival international de Carthage, la chanteuse s’est dite prête à répondre favorablement à une invitation. Quant à son absence prolongée des scènes tunisiennes, elle l’explique par les circonstances politiques qu’a connues la région ces dernières années.
Enfin, Yara est revenue avec émotion sur sa collaboration avec Fadel Shaker, qualifiant leur duo d’« expérience magnifique ». Elle a confié que cette chanson lui est systématiquement demandée lors de ses concerts et qu’elle espère retrouver prochainement le chanteur libanais pour un second duo.
Yara a également évoqué le football, saluant le parcours de la sélection tunisienne en Coupe du monde. Malgré son élimination, elle a estimé que les Aigles de Carthage pouvaient être fiers d’avoir atteint cette compétition, contrairement à de nombreux pays qui n’ont pas eu cette chance. Quant à la finale, la chanteuse a confié qu’elle soutiendra l’Argentine, affichant sa préférence pour l’Albiceleste.
Une soirée où la musique, l’émotion et la sincérité ont une nouvelle fois confirmé que Yara entretient avec la Tunisie une histoire d’amour qui ne cesse de grandir.












































