Lors d’une nuit caniculaire exceptionnelle, un grand nom de la scène blues et folk américaine s’est emparé de la scène du Festival International de Hammamet. Big Daddy Wilson apaise les mélomanes présents, venus s’enivrer d’un répertoire unique.
Allure élégante, voix puissante et rauque, magnétisme contagieux, l’artiste électrise la foule avec son charisme exceptionnel. Le public est directement plongé dans l’univers de son répertoire, porteur de bonheur. « Smiling all day long » est un hymne à la vie, aux relations humaines saines, à une soif de vivre, à une mémoire commune ou personnelle, truffée de souvenirs et d’anecdotes.
L’artiste enchaîne en anglais des histoires personnelles qu’il étale en chantant. Il puise dans un répertoire folk Soul et blues rythmé, épousant ainsi l’esprit de sa tournée « Back To the Roots ». Une immersion dans l’enfance, dans les méandres des souvenirs familiaux, des premiers amours, des personnes marquantes et des villes qui ont bercé sa jeunesse et sa vie bien remplie. Le point fort de l’artiste c’est son costume. Sa prestation est renforcée par une tenue vestimentaire élégante, des lunettes de soleil, un costume classique. Tout un symbole du blues traditionnel a brillé pendant au moins 100 minutes de prestation.
« Quand tu chantes du blues, tu remues l’histoire et tu la narres avec toute sa vérité, telle qu’elle est ». Déclare-t-il à son public. C’est en enchaînant en musique les parenthèses de mémoires, de souvenirs, d’anecdotes qu’il capte l’attention et fait vibrer comme rarement son audience aux aguets. Ses morceaux racontent les prolétaires, la classe pauvre et moyenne, toute une frange de la société américaine, l’atmosphère des territoires américains du sud. Une certaine douceur de vivre.
« She don’t love me no more » raconte la brutalité d’une rupture amoureuse. Une chanson douce – amère qui fait rire et adoucit malgré son propos sérieux. Même dans les histoires tristes, l’espoir et la beauté restent solaires dans les paroles de Wilson. « He cares for me » possède une empreinte spirituelle, hymne au divin. « Texas Boogie » évoque ses premiers émois liés à la musique blues et à une présence féminine marquante : Le physique imposant d’une femme, sa prestation scénique, son talent e son apparence ont influencé les paroles d’une chanson. « Hello Josephine » raconte son béguin pour l’amie de sa sœur.
Big Daddy Wilson possède ce pouvoir extraordinaire d’exporter à la racine sa musique locale et traditionnelle, d’un théâtre à un autre à travers le monde. Il était temps qu’il pose ses valises au Festival International de Hammamet qui bat son plein actuellement jusqu’au 13 août 2026.
Changement de registre ce soir avec la présence de Joseph Attieh, qui nous vient directement du Liban.













































