L’ambassade des États-Unis en Tunisie a organisé une réception exclusive ce mardi 15 septembre 2026, à la résidence américaine de Sidi Bou Saïd. Présidé par l’ambassadeur Bill Bazzi, cet événement a rassemblé de nombreux diplomates, des membres de la mission diplomatique ainsi que des journalistes.
L’objectif principal était de présenter la déclinaison locale de la célèbre initiative Art in Embassies (AIE) et de dévoiler les tableaux qui orneront désormais la résidence.
Un dialogue artistique à Sidi Bou Saïd
Pour les chefs de mission nouvellement arrivés, comme l’ambassadeur Bill Bazzi, nommé sous l’administration actuelle, le choix des œuvres exposées revêt une importance stratégique.
La collection dévoilée ce mardi a été spécifiquement sélectionnée pour instaurer un dialogue visuel fort : mettre en valeur des éléments du patrimoine culturel américain tout en s’intégrant harmonieusement au cadre historique et architectural unique de Sidi Bou Saïd.
Au-delà de l’esthétique, cette réception a servi de plateforme de diplomatie publique pour réaffirmer le partenariat et l’amitié durable entre les États-Unis et la Tunisie.

La nouvelle ère du programme « Art in Embassies »
Géré par le Département d’État des États-Unis depuis sa création en 1963 sous l’administration Kennedy, le programme AIE franchit une nouvelle étape.
Sous l’impulsion de sa nouvelle directrice nationale, Erin Scavino, les orientations esthétiques et opérationnelles mondiales ont été profondément restructurées.
Le programme opère notamment un virage curatorial autour de plusieurs axes :
Recentrage patriotique
Les thématiques mondialistes sont délaissées au profit du patriotisme américain, du patrimoine national et des grands jalons historiques.
Cap sur « Freedom 250 »
Les collections actuelles s’inscrivent directement dans la dynamique des célébrations de Freedom 250, marquant le 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis.

Rupture idéologique
Ce changement de cap s’accompagne d’une révision stricte des œuvres financées par l’État.
Le retrait récent d’une toile majeure de Kehinde Wiley à l’ambassade de la République dominicaine, qualifiée par la direction d’« idéologique et mondialiste », illustre cette volonté d’écarter les pièces en contradiction avec la vision diplomatique de l’administration.

L’art comme outil d’influence douce (« Soft Power »)
Malgré ces ajustements thématiques, les fondations logistiques du programme restent inchangées pour les ambassades à travers le monde.
Les ambassadeurs continuent de collaborer étroitement avec les conservateurs de l’AIE pour concevoir des collections sur mesure, piochées parmi un réseau de plus de 20 000 artistes, galeries et musées.
De plus, afin de favoriser un échange bilatéral authentique, Ces tableaux présentent régulièrement des œuvres réalisées par des artistes locaux du pays d’accueil, contribuant ainsi à valoriser la création artistique locale.









































