Lors de la séance plénière conjointe entre l’Assemblée des représentants du peuple et le Conseil national des régions et des districts, dédiée à l’ouverture des débats budgétaires, la Cheffe du gouvernement a présenté hier, mercredi 5 novembre 2025, à cette occasion, la déclaration du gouvernement concernant le projet de loi de finances pour 2026, en exposant les grandes lignes de la politique économique et sociale de l’Etat.
La Cheffe du gouvernement a souligné l’importance de « placer l’intérêt national au-dessus de toute considération ».
Elle a précisé que le projet de loi de finances pour 2026 ne se limite pas à des chiffres ou des pourcentages, mais constitue un outil stratégique pour traduire une vision nationale globale à travers de nouvelles approches de développement. Ces approches rompent avec les méthodes traditionnelles qui ont engendré des disparités de croissance, dans le but d’assurer une répartition équitable de la richesse et du développement sur l’ensemble du territoire.
Construire une justice sociale et réaliser un développement équilibré.
Elle a ajouté que les efforts de l’Etat s’inscrivent dans le cadre d’une réforme globale visant à établir les bases d’une justice sociale durable et d’un développement équilibré, en adéquation avec les choix et les aspirations légitimes des citoyens.
« Beaucoup de travail reste à accomplir, mais il sera réalisé par étapes, à un rythme soutenu », a-t-elle promis.
La Cheffe du gouvernement a réaffirmé l’engagement de la Tunisie à renforcer sa diplomatie économique et à diversifier ses partenariats stratégiques, afin de mieux servir les intérêts supérieurs du peuple tunisien.
Elle a également mis en avant la modernisation des services destinés aux Tunisiens résidant à l’étranger, notamment à travers le projet novateur « E-Consulat », conçu pour dématérialiser les procédures administratives, tout en garantissant des services consulaires de qualité.
La cheffe du gouvernement a mis en avant la volonté de l’État d’impliquer davantage la communauté tunisienne vivant à l’étranger dans la dynamique de développement économique national, la considérant comme un partenaire stratégique, une source de propositions constructives et un levier d’investissement direct, fort de son expérience internationale et de son vaste réseau d’expertise à l’échelle mondiale.
Transparence, responsabilité et respect de la loi : les fondements de la réforme.
Sarra Zaâfrani Zenzri a déclaré que « l’économie nationale commence à montrer des signes de reprise significatifs ». La Tunisie, a-t-elle précisé, a réussi à surmonter de nombreux défis grâce à ses propres ressources et à la souveraineté de ses choix.
Elle a, dans ce contexte, tenu à rappeler que la Tunisie a respecté tous ses engagements internationaux, maintenu l’équilibre budgétaire, amélioré les indicateurs économiques et préservé la stabilité financière.
Le processus de réformes structurelles majeures se poursuit dans les domaines social, économique et financier, malgré un contexte international marqué par de fortes instabilités économiques.
Ces progrès, a-t-elle ajouté, renforcent la confiance des investisseurs tunisiens et étrangers, améliorent la note souveraine de la Tunisie et facilitent l’accès aux marchés financiers mondiaux.
Le projet de loi de finances 2026, a-t-elle indiqué, est « bien plus qu’un simple ensemble de chiffres » : il représente un outil pour mettre en œuvre une vision nationale globale et cohérente, rompant définitivement avec les anciennes approches qui ont engendré des inégalités régionales.
« La véritable réforme repose sur la transparence, la responsabilité et le respect de la loi », a-t-elle affirmé.










































