La Tunisie est le premier pays arabe et nord-africain à abriter le Sommet de la Francophonie. Plus d’une soixantaine de chefs d’Etat, de chefs de gouvernement ainsi que de responsables de haut niveau participent ce samedi 19 novembre 2022, à Djerba au 18ème Sommet de la Francophonie.
Le président Kais Saied accompagné de la secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie, a accueilli les personnalités venues prendre part au Sommet, dont notamment, le président Français, Emmanuel Macron et Justin Trudeau, le Premier ministre canadien.
Une passation des pouvoirs de la présidence du Sommet entre le président de la République Kaïs Saïed et le Premier ministre de l’Arménie (pays hôte du XVIIe Sommet de la Francophonie) a été faite avant l’ouverture des travaux en plénière.
Le président de la République Kais Saied a donné le coup d’envoi du sommet, lors de son discours, ila déclaré « la Tunisie est consciente des changements mondiaux. Malgré les obstacles et les tentatives d’organiser le Sommet ailleurs, la Tunisie a respecté ses engagements et a fait preuve de persévérance et de volonté grâce entre autres à ses amis. » .
Les débats de cette plénière d’ouverture porteront sur la coopération économique au sein de l’espace francophone, les moyens à même de promouvoir la langue française au sein de cet espace ainsi que sur les questions régionales et internationales du moment.
La cérémonie de clôture sera marquée par l’adoption, entre autres, de la déclaration de Djerba qui déterminera les mécanismes et actions de l’organisation dans les années à venir.
A Djerba, le président français, Emmanuel Macron a l’intention d’évoquer la question de la guerre en Ukraine, dans la session de discussion à huis clos consacrée à l’avenir de la Francophonie. Cela dans l’objectif de mobiliser autour des valeurs partagées par les membres de la communauté francophone : l’organisation de la Francophonie peut avoir un rôle d’influence.
Dans son allocution , la Secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo a salué l’engagement de la Tunisie dans la Francophonie et ce, dès sa genèse à la fin des années 1960, puisque parmi ses pères fondateurs figure le président tunisien Habib Bourguiba, « un visionnaire (…) convaincu des bienfaits de la politique interculturelle ».
Louise Mushikiwabo a ensuite livré les premiers résultats du processus de transformation dans lequel elle a engagé l’OIF depuis son élection à la tête de l’organisation : une action plus resserrée, plus proche du terrain et donc plus pertinente ; une légitimité accrue sur la scène internationale ; des processus de gestion et de gouvernance plus efficaces.
Mushikiwabo a évoqué trois objectifs principaux sur lesquels la Francophonie va se focaliser à l’issue de ce Sommet : l’action pour les jeunes et les femmes autour de projets à fort impact, l’influence sur la scène internationale et l’attractivité, notamment en termes économiques et culturels.












































