Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhair Nouri, a rencontré Ousmane Dione, vice-président de la Banque mondiale pour la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord le lundi 24 juin 2024.
Selon un communiqué de la BCT, les discussions ont porté sur les axes principaux de la coopération entre les deux institutions. Les échanges ont souligné l’engagement des deux parties à renforcer les relations financières et techniques, en discutant du soutien financier, budgétaire et technique de la Banque Mondiale à la Tunisie.
Les deux parties ont examiné les possibilités d’appui budgétaire de la Banque Mondiale, destiné à soutenir les efforts de la Tunisie pour stabiliser son économie, laquelle a « fait preuve d’une résilience remarquable » a estimé M. Nouri tout en soulignant que « même si les prévisions tablent sur un taux de croissance réalisable de 1,4%, les perspectives d’affermissement de l’économie tunisienne permettraient de dépasser cette estimation ».
De son côté, M. Dione a appelé à diversifier les ressources et à saisir les opportunités de financement offertes par la Banque Mondiale tant au niveau des projets de développement que des prêts-programme.
M. Nouri a également souligné l’ambition de la Tunisie de développer les ressources renouvelables et de promouvoir des projets de verdissement de l’économie, en particulier dans le secteur financier, qu’il a qualifié d’« expérience majeure ». Il a suggéré d’intégrer la finance verte et la politique monétaire dans les modules de formation dispensés par la Banque mondiale aux cadres bancaires, afin d’améliorer leurs compétences.
De son côté, M. Dione a proposé d’apporter une assistance technique à la Tunisie dans ce domaine, d’autant plus que cette approche a déjà fait ses preuves dans la lutte contre l’exclusion financière, où la BCT a bénéficié du soutien de la Banque mondiale. Un ensemble de projets nationaux complémentaires, axés sur la numérisation des paiements, l’accès à diverses sources de financement et l’inclusion financière, ont ainsi été mis en place. Ils visent à établir les garanties institutionnelles, réglementaires et fonctionnelles nécessaires pour atteindre l’objectif d’une croissance durable et inclusive.










































