Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu hier après-midi, le lundi 2 février 2026, au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri ainsi que le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, selon un communiqué diffusé par Carthage.
Dès le début de la réunion, le chef de l’État a souligné l’importance de s’attaquer à l’héritage lourd accumulé, notamment dans les domaines des infrastructures et du logement. Il a fait remarquer que de nombreux quartiers ont été aménagés avec un accès à l’électricité et à l’eau potable, sans pour autant disposer de réseaux d’assainissement ou de systèmes d’évacuation des eaux pluviales. Même lorsque ces infrastructures sont présentes, elles ne bénéficient pas d’un entretien régulier, voire d’aucun entretien, ce qui a conduit à une accumulation de déchets de toutes sortes.
Le président de la République a également mentionné l’état préoccupant de nombreuses routes, en notant que certaines sont rénovées alors qu’elles ne nécessitent pas de travaux, tandis que d’autres, qui sont en bien plus mauvais état, devraient être prioritaires pour l’entretien ou la reconstruction complète.
En abordant les dysfonctionnements liés à la gestion de divers services publics, Kaïs Saïed a souligné son intervention directe ces derniers jours pour remettre en état des lampadaires d’éclairage public, qui nécessitaient uniquement des remplacements simples, ainsi que pour remplacer des pièces de camions de pompage des eaux dans certains quartiers de la capitale.
Le chef de l’État a évoqué le dispositif de location-accession, récemment mis en place, en appelant à une accélération de la création de nouveaux quartiers à travers le pays. Ces projets devront être réalisés par la Société nationale immobilière de Tunisie ou la Société de promotion des logements sociaux, selon des modèles urbains orientés vers l’avenir, prenant en considération non seulement la situation actuelle mais également les besoins futurs.
En conclusion, le président de la République a déclaré que plusieurs réformes législatives sont en cours, tout en insistant sur le fait que le succès de toute politique d’infrastructure repose avant tout sur une nouvelle vision intellectuelle portée par une jeunesse émergente, ainsi que sur la reddition de comptes de tous ceux qui ont porté atteinte aux intérêts du peuple tunisien et gaspillé les fonds publics.













































