Intervenue hier jeudi 14 avril 2022, au JT de 20 heures sur el-Wataniya, la ministre de l’Industrie, de l’Energie et des Mines, Neïla Nouira Gongi, a déclaré que la dernière hausse des prix des carburants a été dictée par la flambée des cours mondiaux des produits énergétiques.
« La guerre entre la Russie et l’Ukraine a été à l’origine de nombreuses perturbations ayant touché plusieurs produits, y compris les hydrocarbures dont les cours ont augmenté, d’une manière démentielle », a-t-elle expliqué.
Neïla Nouira Gongi a indiqué que le budget de l’Etat a été calculé sur la base d’un prix du baril à 75 dollars, alors qu’il est, actuellement, en moyenne de 101 dollars, soit des besoins de financement des hydrocarbures atteignant les 8,164 millions de dollars.
La ministre a concédé que l’augmentation décidée la veille était de 5 % pour certains produits, contre 3 % inscrit dans la loi des finances sur la base d’un prix du baril à 75 dollars.
Nouira a ajouté que les augmentations ne devaient pas dépasser, selon l’arrêté du 07 avril 2021, les 5 %, pour trois produits seulement : l’essence sans plomb, le Gasoil sans souffre, et le Gasoil ordinaire.
L’augmentation de 10 % concerne l’essence sans plomb prémium, et le Gasoil sans souffre prémium, qui ne font pas partie de ces produits, a-t-elle ajouté. Ces deux produits, majorés respectivement de de 240 millimes et de 210 millimes, « représentent 2 % de la consommation des hydrocarbures en Tunisie ».
Neïla Nouira a, par ailleurs, fait savoir que des études étaient menées pour la rationalisation de la subvention en la dirigeant vers ceux qui la méritent. « Parallèlement, une stratégie est en cours pour prendre des mesures d’accompagnement face à la flambée des prix, à travers le développement des énergies renouvelables et alternatives ».
La Tunisie est confrontée à un important déficit énergétique, puisqu’elle importe la moitié de ses besoins, a-t-elle encore souligné.











































