En marge de la formation portant sur les techniques de communication efficace organisé par le ministère et la Giz , du 11 au 14 octobre 2022 à la capitale Tunis, M.Belhassan Chiboub , directeur générale de l’électricité et de la transition énergétique a déclaré que le déficit énergique est de 10% en 2010, ce déficit a atteint son apogée en 2019 , avec 59% et s’est rétracté en 2021à 48% grâce à l’introduction du champs Nawara.
Les ressources sont limitées, il faut chercher d’autres moyens de consommation a-t-il martelé.
« Du fait leur viabilité économique, la production de l’électricité à partir des énergies renouvelables est mois cher. La Tunisie est actuellement à 5% notre objectif est d’atteindre 35 % à l’horizon 2030. » a mentionné Chiboub.
Il a dit « Nous avons un programme déjà rodé qui a commencé au cours de la période 2022-2025, le gouvernement a approuvé le programme des équipements en énergies renouvelables pour cette période là . »
« Le gouvernement est en train de Préparer des appels d’offres pour 2000 mégawatt (1700 actuellement) avec un investissement de 5 milliard de dinars avec une croissance de 1% chaque année sur les 4 prochaines années. »
Chiboub a ajouté « Aujourd’hui pour les énergies renouvelables , il n’ y aura Pas de subvention, mais au contraire cela permettra de baisser la subvention sur les produits pétroliers. »
Le Directeur a précisé « d’un autre coté dans la transition il ya l’efficacité énergétique et dans ce cadre le ministère a planifié cette formation pour les journalistes afin qu’ils soient les portes- paroles auprès des consommateurs quand à l’utilité d’aller vers l’efficacité énergétique et de chercher à baisser leur consommation. »
Le responsable a appelé à aller vers l’éclairage Led , les toits solaire chauffage d’eau avec le programme prosol thermique de l’ANME, le toit photovoltaïque, les équipement les plus performant au niveau de la consommation( utilisation climatiseur , le chauffage du gaz naturel ..) afin d’économiser l’énergie pour atteindre 35 % à l’horizon de 2030.
Revenant sur le sujet de l’hydrogène vert , Belhassan Chiboub a indiqué qu’il représente un vrai challenge, cest un défis d’intégration des Energies renouvelables,
« Quand on parle d’Hydrogène vert ,il faut savoir on a une production d’électricité à partir des énergies renouvelables et consommé pour le décèlement de l’eau qui est utilisé au niveau de l’eclectriseur qui consomme l’ électricité pour séparer le H2O en molécule d’hydrogène et en molécule d’oxygène. »
Chiboub a ajouté « l’hydrogène est un produit très énergétique, utilisé pour le déplacement de gaz naturel , gazoil , l’amoniaque , fertiliser , les engrais , la raffinerie ….
Aujourdhui si on parle de la Tunisie, on a pas les moyens de développer l’hydrogène vert , vu qu’il est un produit trop subventionné même les pays européens sont encore au stade pilote et non industriel pour la production , on attends qu’il y ait des mécanismes du marché pour le développement de l’hydrogène vert.
Ces mécanismes du marché permettaient d’amortir les investissements liés à l’hydrogène vert. »
« L’europe a importé 5 million de tonne d’hydrogène vert et 1 million , un investissement à l’ordre de 30 milliard d’euro a peu près 70% du pib de la Tunisie ; des investissements qui nécessite des moyens. »
Belhassan Chiboub a indiqué que » la Tunisie va commencer par des projets pilotes. Si on arrive à avoir la maturité autour de ces projet et l’engagement des différentes parties on peut voir les premiers projets industriels d’ici 2027″.
Selon le directeur de l’électricité et de la transition énergétique , les 35% de la production nationale seront issus des énergies renouvelables , sont réalisables pendant 8 ans , « on va faire l’octroi de ces marchés , la capacité 80% sera réalisée par le secteur privé , nous prévoyons que l’octroi de cette capacité sera entre 2022-2025, quand on dit octroi d’un marché il y a le bouclage financier , la construction ,(2 ans et 3 ans et demi pour la réalisation) , si on octroie une capacité en 2025 , la mise en service de cette capacité sera probablement en 2028. » a-t-il expliqué.
« Ce sont des projets de longues haleines, qui s’étalent sur 4 à 5 ans, aujourd’hui nous essayons d’octroyer toute la capacité d’ici 2025 .
Le programme a été adhéré par le gouvernement en avril dernier, nous avons préparé les cahiers de charges pour le lancement des appels d’offres, on est en phase d’approbation de ces cahiers de charge , et probablement on aura ces projets. » a-conclu Belhassan Chiboub.













































