Dans le cadre de la promotion de la transition énergétique et du renforcement de l’efficacité énergétique dans le secteur industriel, une réunion de travail s’est tenue le mardi 14 avril 2026 au siège de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME). Elle a réuni des représentants de l’Agence et des cadres de la Société des Ciments de Jebel Oust (CJO), en présence de M. Nafaâ Bekkari, Directeur général de l’ANME et Président-directeur général de la CJO, ainsi que de M. Mohamed Ali Saffi, Directeur de l’efficacité énergétique dans le secteur industriel, et de M. Imed Andaloussi, Directeur de l’énergie éolienne et de la biomasse.
Cette rencontre a été consacrée à l’examen des principaux axes de coopération entre les deux parties, notamment dans les domaines de l’efficacité énergétique, des énergies renouvelables et de la réduction des émissions de carbone.
Les discussions ont porté en particulier sur le projet de valorisation de la chaleur fatale (WHR/ORC), dont le succès a permis la production d’environ 8 MW d’électricité, couvrant près de 30 % des besoins de l’usine. Ce projet a bénéficié de l’appui de l’ANME à travers le financement des études, des subventions d’investissement ainsi que des incitations fiscales.
Fort de cette réussite, une étude globale d’audit énergétique et des émissions de CO₂ a été lancée, accompagnée de l’élaboration d’un programme visant à généraliser cette technologie à l’ensemble du secteur cimentier, avec des efforts en cours pour mobiliser les financements nécessaires.
La réunion a également abordé le développement de l’énergie solaire photovoltaïque. Une étude de faisabilité a été réalisée avec l’appui de l’ANME, en vue de passer prochainement à la phase d’investissement.
Par ailleurs, un audit énergétique complet de l’usine a été effectué et se trouve actuellement en phase de validation. Il permettra d’identifier de nouvelles opportunités d’optimisation de la consommation énergétique.
S’agissant de la préparation au mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), l’accent a été mis sur l’importance d’accompagner les entreprises industrielles dans leur mise en conformité avec les nouvelles exigences européennes, notamment à travers l’évaluation de leur empreinte carbone et le renforcement de leur compétitivité sur les marchés internationaux.
Un projet pilote de valorisation des déchets (RDF), mené en partenariat avec l’ANME et l’Agence nationale de gestion des déchets, a également été présenté. Il vise à valoriser 10 000 tonnes de déchets textiles pour produire un combustible alternatif, contribuant ainsi à réduire la consommation d’énergie conventionnelle et à générer des bénéfices environnementaux et économiques.
Les résultats de ce projet serviront de base à l’élaboration d’un cadre réglementaire adapté à cette activité en Tunisie.
En outre, les participants ont souligné l’importance d’intégrer les technologies de captage et de stockage du carbone dans le secteur cimentier, en raison de leur rôle déterminant dans la réduction des émissions et l’alignement sur les normes environnementales internationales.
Dans ce contexte, il a été rappelé que ces projets peuvent bénéficier du soutien du Fonds de transition énergétique, à travers des avantages fiscaux et douaniers ainsi qu’un accompagnement technique et économique.
Les participants ont enfin insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des projets énergétiques, de généraliser les solutions éprouvées à l’échelle du secteur, et de développer des approches innovantes pour réduire les émissions de carbone, renforcer le recours aux énergies renouvelables et améliorer la compétitivité de l’industrie tunisienne dans un contexte de mutations internationales. Cette dynamique reflète l’engagement commun des différentes parties à œuvrer pour une transition énergétique efficace et durable en Tunisie.
Source : Communiqué











































