La France exprime sa forte préoccupation à la suite des tirs israéliens ayant touché la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) et condamne toute atteinte à la sécurité de la FINUL.
Deux casques bleus ont été blessés à la suite de tirs ayant touché une tour d’observation de la FINUL située au quartier général de la FINUL à Naqoura dans le Sud du Liban. Aucun français n’a été blessé par ces tirs.
D’autres tirs ont visé des positions de la FINUL à Ras Naqoura et Labbouneh, provoquant des dégâts matériels sans causer de victimes.
« Nous attendons des explications de la part des autorités israéliennes. La protection des casques bleus est une obligation qui s’impose à toutes les parties à un conflit. La France appelle les parties à respecter cette obligation, et à permettre à la FINUL de continuer à mettre en œuvre son mandat, y compris en respectant sa liberté de mouvement. »
« Nous rendons hommage à l’ensemble des personnels de la FINUL, notamment à notre contingent français, pour leur engagement continu et leur professionnalisme dans ces conditions difficiles. »
La France rappelle la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat et durable au Liban, permettant la mise en œuvre intégrale de la résolution 1701 du Conseil de sécurité.
Qu’est-ce que la FINUL et quelles sont ses missions ?
Cette force de maintien de la paix a été créée en 1978, dans le contexte de « l’opération Litani ». L’armée israélienne envahit une partie du Liban du sud, invasion condamnée par l’Onu en vertu de la résolution 425 du Conseil de sécurité, qui demande à Israël de retirer ses forces. À la fin de l’opération, la Finul est déployée à la frontière. À l’époque, l’effectif était fixé à 6 000 soldats.
Aujourd’hui, quelque 10 000 Casques bleus sont déployés dans le sud du Liban, dont 700 Français. La force de maintien de la paix est chargée de documenter les mouvements militaires et les violations de la « ligne bleue », surnom donné à la frontière entre Israël et le Liban. Elle doit aussi œuvrer à la cessation des hostilités et assurer aux civils un accès à l’aide humanitaire.
Depuis le 30 septembre, date marquant l’invasion terrestre menée par l’armée israélienne dans le sud du Liban pour anéantir les infrastructures militaires du parti chiite libanais Hezbollah, les tensions s’accroissent entre l’armée israélienne et la force onusienne.














































