L’Afrique dispose d’un potentiel financier estimé à près de 4 000 milliards de dollars de capitaux mobilisables. Il suffirait d’en mobiliser une infime partie pour accélérer profondément le développement de nos économies et financer l’essentiel de nos besoins en infrastructures. Les ressources existent donc ; le véritable défi réside désormais dans notre capacité collective à les mobiliser efficacement. Il est temps que l’ensemble des acteurs concernés passe résolument de la parole à l’action.
Nous vivons sans doute l’un des tournants les plus décisifs pour l’Afrique depuis les indépendances. Le modèle traditionnel, fondé sur l’attente de l’aide extérieure, le recours systématique à l’endettement auprès de partenaires lointains et l’espoir que ces mécanismes suffisent à soutenir le développement, montre aujourd’hui clairement ses limites.
En 2025, l’aide publique au développement aurait ainsi reculé de 23,1 %, soit l’une des plus fortes contractions jamais enregistrées. Dans le même temps, le service de la dette absorbe en moyenne 17 % des recettes publiques sur le continent. Plus préoccupant encore, 32 pays africains consacrent désormais davantage de ressources au remboursement de leur dette extérieure qu’au financement de leurs systèmes de santé.
À cette pression financière s’ajoute un immense besoin d’investissement. Le déficit de financement du développement africain est estimé à près de 400 milliards de dollars par an et dépasserait 1 300 milliards de dollars annuels si l’on considère les ressources nécessaires pour atteindre pleinement les Objectifs de développement durable.
Ces chiffres imposent une évidence : l’Afrique ne peut plus construire son avenir en dépendant principalement des financements extérieurs. Le véritable enjeu est désormais de mieux mobiliser ses propres ressources, ses capitaux, son épargne et ses investissements afin de financer elle-même une part croissante de son développement.
Source : NewAfrican






























