Le décès du musicien et dramaturge Ziad Rahbani, qui a profondément touché le Liban et la région, a fait la une des journaux internationaux, tous unanimes sur son génie artistique, ses critiques acerbes envers la société libanaise et son engagement politique en faveur de la cause palestinienne.
Fils aîné de la diva Feyrouz et d’Assi Rahbani, deux icônes de la scène musicale libanaise, il est décédé samedi 26 juillet à Beyrouth, à l’âge de 69 ans, après avoir lutté pendant des années contre la maladie. Ses funérailles ont eu lieu ce lundi après-midi 28 juillet 2025, à l’église de la Dormition à Mhaydsé-Bickfaya, en présence de responsables politiques et de personnalités du monde artistique du pays.
La première œuvre artistique reconnue de Rahbani est « Sadiqi Allah » (Mon ami Dieu), un recueil d’écrits réalisés entre 1967 et 1968, alors qu’il était encore adolescent. En 1973, à l’âge de 17 ans, Rahbani composa sa première musique pour Fairuz, sa mère. Assi Rahbani, son père, était hospitalisé et sa mère Fairuz devait jouer le rôle principal dans Al Mahatta des frères Rahbani. Mansour Rahbani, son oncle, qui avait écrit les paroles d’une chanson sur l’absence forcée d’Assi Rahbani, confia à Ziad Rahbani la responsabilité de composer la musique.
La chanson « Saalouni El Nass » (Les gens m’ont demandé) permit à Rahbani de se faire un nom dans le monde musical. Rahbani fait sa première apparition sur scène dans Al Mahatta, où il joue le rôle d’un détective.
Il apparaît également plus tard dans Mays el Rim des frères Rahbani, dans le rôle d’un policier. Ses débuts au théâtre se déroulent au Théâtre Bkennaya à Sahriyyeh. Il enchaîne ensuite avec une série de pièces fortement politisées.
« Dans La moisson d’épines : Théâtre de comédie politique en Syrie et au Liban », Aksam Al-Youssef écrit : « Dans ces circonstances, en tant que jeune adulte, Ziad s’impose sur la scène artistique comme dramaturge, metteur en scène, compositeur, pianiste et acteur.
En peu de temps, son théâtre original devient le centre d’intérêt des jeunes qui y découvrent la voix d’une génération perdue, piégée par la guerre et la violence. ». En tant qu’acteur, en plus de jouer dans ses propres pièces, Rahbani a également participé au film The Kite de Randa Chahal Sabbagh en 2003.
Avant, pendant et après la guerre civile libanaise, Rahbani a sorti et co-publié plusieurs albums tels que : Bi hal shakel, Abou Ali, Halleluja, Shareet Ghayr Houdoudi, Houdou Nesbi, Ana Mouch Kafer, Hakaya al Atfal, Bema Enno, Monodose (avec la chanteuse Salma Mosfi) et Maaloumat Mush Akidi (avec la chanteuse Latifa).













































