Présent à la conférence annuelle de la fédération arabe des marchés de capitaux (AFCM), qui se tient les 13 et 14 mai à Gammarth, Pierre Celestin Rwabukumba, Président de l’ African Securities Exchanges Association (ASEA) et CEO de la Rwanda Stock Exchange a été interviewé par AFRICAN CHALLENGES.
Pierre Célestin Rawabukumba, directeur général de la Bourse du Rwanda et président de l’Association des Bourses de Valeurs Africaines, a réaffirmé l’importance du partenariat stratégique entre les marchés des capitaux africains et arabes.
Il a souligné qu’en tant que président de l’ASEA, « cette organisation regroupe non seulement les bourses du continent, mais également d’autres institutions telles que les dépositaires centraux, qui jouent un rôle essentiel dans nos marchés. »
Rwabukumba a ajouté que l’ASEA, qui œuvre pour l’intégration et le développement des marchés financiers africains, a signé l’année dernière un protocole d’accord avec l’AFCM pour renforcer la coopération interrégionale.
» Cette collaboration vise à favoriser l’échange d’expertise, le partage de bonnes pratiques et la mise en place de projets conjoints. L’AFCM représente le monde arabe, et nous, en Afrique, souhaitons créer des synergies entre nos marchés, échanger et parler d’une seule voix sur la scène internationale. »
Le président de l’African Securities Exchanges Association (ASEA) a insisté sur la nécessité d’un dialogue continu entre les acteurs des deux régions afin de faire avancer les flux de capitaux et de répondre aux défis communs auxquels sont confrontés les bourses africaines : La liquidité et le financement des PME ne sont pas encore intégrés au marché des capitaux, ce qui affaiblit l’économie. « Nous sommes tous dans la même situation. », a-t-il précisé.
“Nous devons partager nos connaissances et nos idées pour faire face aux défis de nos marchés. Ce type de rencontre nous permet de voir ce qui se fait ailleurs, d’apprendre les uns des autres et trouver ensemble des solutions concrètes. » a-t-il ajouté.
Il a également assuré que cette conférence, qui réunit des régulateurs, des opérateurs boursiers et des institutions financières de plus de 20 pays, marque une étape importante dans le renforcement de la coopération entre les deux régions et la construction d’un écosystème financier africain et arabe plus intégré et plus influent.














































