Le Président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, dans l’après-midi du 15 septembre au Palais de Carthage, Mme Sarra Zaafrani Zenzri, Cheffe du Gouvernement, et M. Samir Abdelhafidh, ministre de l’Économie et de la Planification. La réunion a notamment porté sur la préparation du projet de loi de finances pour l’année prochaine.
Le Président de la République a souligné la nécessité d’inscrire les orientations retenues dans le projet de loi de finances dans le cadre du plan quinquennal adopté, de manière à garantir l’équilibre régional souhaité, à créer des opportunités d’emploi et à assurer concrètement la dignité des citoyens, dans le cadre de choix nationaux souverains.
Il a également insisté sur la nécessité d’éviter toute pression fiscale excessive et de faciliter la création de projets, qu’il s’agisse de sociétés communautaires ou d’initiatives privées. Il a, à cet égard, relevé les nombreux obstacles auxquels sont confrontés les porteurs de projets, ainsi que les situations dans lesquelles les citoyens se heurtent à des lenteurs administratives ou à des réponses devenues récurrentes, telles que : « J’ai pris connaissance de votre dossier » ou « Application de la réglementation en vigueur ».
Le Chef de l’État a par ailleurs affirmé que le responsable public doit assumer pleinement sa responsabilité et faire preuve d’un esprit d’engagement et de dévouement sans limites, estimant que le pays n’a pas besoin de responsables qui agissent dans l’attentisme, l’appréhension ou avec « les mains tremblantes ». Il a appelé à agir avec la détermination d’un combattant sur le front, soulignant : « Nous portons les espoirs de notre peuple et partageons ses souffrances, et nos têtes ne s’inclineront jamais que devant Dieu, Seigneur des mondes. »
Le Président de la République a également abordé la lutte contre la corruption et les corrupteurs, ainsi que les tentatives visant à attiser les tensions, y compris dans le domaine des services les plus élémentaires. Il a, en outre, dénoncé ceux qui, selon lui, changent chaque jour de discours et de position, parmi les vestiges d’un système rejeté par le peuple, et qui continuent de nourrir « des rêves illusoires » de retour en arrière tout en se présentant ensuite comme des victimes.
À ce propos, il s’est interrogé sur les manifestations qu’auraient organisées ou protégées les « voix déchaînées et rémunérées », faisant remarquer que les forces de sécurité auraient non seulement assuré leur protection, mais également distribué des bouteilles d’eau aux participants.
Le Chef de l’État a enfin considéré que les perturbations enregistrées durant l’été dans la distribution de l’eau et de l’électricité, dans un contexte de températures records, ainsi que la concomitance des pannes, de la dégradation des réseaux, des coupures d’électricité et du déclenchement d’incendies, malgré les interventions continues des services concernés, « ne sont pas innocentes » et sont, selon lui, susceptibles de relever du crime.
Il a conclu en accusant ceux qu’il tient pour responsables de ces actes de chercher à semer le désespoir et la frustration au sein de la population, en raison de leur propre désespoir et de leur propre frustration, déclarant : « Maudits soient ceux qui ont planifié et mobilisé, et maudits soient leurs exécutants. »










































