Le président de la république, Kaïs Saïed, s’est réuni, hier lundi 26 Juin à Carthage, avec le ministre de l’Intérieur, Kamel Feki, ainsi qu’avec Mourad Saïdane et Hassine Gharbi, respectivement, Directeur Général de la Sûreté nationale, et Directeur Général, commandant de la garde nationale.
La rencontre a porté sur la situation générale dans le pays, et le rôle des forces de sécurité intérieure à imposer le respect de la loi à tous, sans exception, a indiqué un communiqué de presse publié par la présidence de la République.
Il a été, aussi, question de la sécurité routière, et la nécessité de traiter les causes ayant conduit à la recrudescence des accidents douloureux, la dernière période.
Le chef de l’Etat a souligné « Parmi les causes de ces chiffres alarmants est le non-respect de la loi par les usagers de la route, voire le fait de pavoiser de la transgresser, c’est comme si cette violation, est un défi à l’autorité, dans la mesure où le citoyen considère comme ne traduisant pas sa volonté, et est son ennemi ».
Kaïs Saïed a pris l’exemple du comportement des citoyens sur la route et ailleurs, les premiers jours ayant suivi le 14 janvier 2011, lorsqu’ils respectaient toutes les règles en l’absence des sécuritaires, comme ils respectaient la priorité dans les files d’attente.
Le président a évoqué de nombreuses autres raisons, liées à l’aménagement urbain à l’intérieur des villes. « Les trottoirs ne dépassent pas, parfois, le un mètre de large, s’ils existent devant les écoles », a-t-il dit, déplorant que certaines routes soient désormais, appelées comme étant « les routes de la mort », en l’absence de contrôle, et à cause de la corruption.
La propagation de la drogue a été également évoquée. Le chef de l’Etat a affirmé « la nécessité de démanteler ces réseaux criminels, étant entendu que ce fléau menace le pays, celui qui tend à démanteler l’Etat, cherche à démanteler la société ».
La migration des Subsahariens vers la Tunisie, a été évoquée. « La situation est, désormais, inacceptable à tous les égards ; bien que notre pays soit fière de son appartenance africaine, et traite ces migrants mieux que le traitement qui leur est voué dans les pays du Nord de la Méditerranée », a-t-il indiqué.
« L’Etat tunisien n’accepte pas celui qui le traite de haut, créé des tribunaux spéciaux, brandit les armes et terrorise les citoyens tunisiens, comme c’est le cas à Sfax et ses banlieues », a-t-il asséné.
« Cette situation est anormale », a-t-il considéré, s’interrogeant sur « les raisons du choix des migrants de la ville de Sfax, particulièrement, la connaissent-ils alors qu’ils sont dans leur pays, ou s’y sont-ils dirigés, intentionnellement »?
« Nous ne commerçons pas avec les humains et les organes, et nous refusons celui qui vise notre sécurité et ne respecte pas nos lois », a-t-il affirmé.













































