La dermatose nodulaire contagieuse bovine, ou maladie de la peau bosselée, est une infection virale faisant partie des Varioles des Ruminants, touchant principalement les bovins sans représenter de danger pour l’homme. Cependant, elle engendre d’importantes pertes économiques chez les animaux, dues à la baisse de la production laitière, à des troubles de reproduction, aux lésions causées et aux mesures de lutte, comme la fermeture des frontières. Cette maladie n’est pas nouvelle.
M. Wahib Mehri, responsable de la gestion à la Direction Générale des Services Vétérinaires a indiqué lors d’une conférence de presse périodique organisée par le ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche Maritime que la première apparition de la dermatose nodulaire en Afrique du Nord a eu lieu en Libye le 22 juin 2023, suivie par l’Algérie le 10 juin 2024 et en Tunisie le 12 août 2024 dans le gouvernorat de Jendouba.
Depuis son apparition en Libye, le ministère de l’Agriculture a organisé des journées de sensibilisation pour les éleveurs, distribuant gratuitement des insecticides en collaboration avec l’UTAP et les entreprises communautaires, en plus de publier plusieurs communiqués et d’apparaître dans des émissions télévisées et à la radio. Des formations pour les vétérinaires du secteur public et privé ont également été mises en place, ainsi que des campagnes de lutte contre le trafic des animaux aux frontières et l’achat de vaccins. Le ministère a émis un décret n°113/2024 pour organiser la lutte et protéger contre la propagation de la dermatose nodulaire des bovins.
M. Wahib Mehri a annoncé la détection de 163 foyers dans 17 gouvernorats au 5 décembre 2024. À partir du 7 décembre 2024, une campagne de vaccination obligatoire et gratuite a été lancée, impliquant 164 agents du secteur public et 235 vétérinaires du secteur privé. Cette campagne a atteint 70% de couverture en seulement moins de 30 jours, représentant une première. Le nombre de troupeaux vaccinés s’est élevé à 420 824, symbolisant une couverture sanitaire de 94,2%.
M. Mehri considère cette campagne comme une réussite, , soulignant l’aptitude des services vétérinaires locaux et régionaux à faire face aux crises sanitaires.














































