Dans un communiqué rendu public ce jeudi 23 février 2023, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) est en train d’étudier une action contre le gouvernement tunisien devant l’Organisation internationale du travail (OIT) à Genève, agence des Nations Unies, pour violation du droit de manifestation, suite aux poursuites judiciaires visant le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Mahdi Jlassi.
La fédération a condamné, avec la plus grande fermeté l’instruction judiciaire ouverte à son encontre pour « incitation à la désobéissance et voies de fait sur agent public » et ce pour avoir assuré une couverture médiatique d’une manifestation le 18 juillet 2022, à Tunis, contre le référendum sur la nouvelle Constitution tunisienne.
La Fédération internationale des journalistes (FIJ) a considéré ce ciblage comme une attaque injustifiée contre l’un de ses syndicats membres et appelle les autorités tunisiennes à respecter leurs engagements internationaux et à cesser d’utiliser des dispositifs judiciaires et sécuritaires pour résoudre des problèmes qui ne peuvent être résolus que par le dialogue et la négociation. Et de rappeler que ces poursuites judiciaires s’inscrivent dans un contexte général d’atteinte à la liberté d’expression et de la presse en Tunisie et constituent une menace sérieuse aux acquis démocratiques de la Tunisie depuis la révolution de 2011.
La FIJ a appelé toutes les organisations internationales de médias et de droits de l’Homme à condamner cette attaque injustifiée contre le SNJT et à activer toutes les formes de soutien et de solidarité envers son confrère.












































