L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) a récemment publié une note intitulée : « Endettement intérieur : Une solution stratégique ou un frein pour le secteur privé ? » qui analyse l’augmentation du recours de la Tunisie à l’endettement intérieur et ses répercussions sur le financement de l’économie.
Cette analyse met en lumière un phénomène d’effet d’éviction, caractérisé par une réorientation des ressources bancaires vers le financement de l’État, au détriment du secteur privé. Elle souligne que les crédits accordés aux entreprises et aux professionnels ont considérablement diminué depuis 2023, ce qui reflète une prudence accrue du secteur bancaire face à la conjoncture économique et aux risques associés à la situation financière des entreprises publiques et privées.
L’analyse de l’IACE repose sur l’évolution de l’endettement, des concours à l’économie et des indicateurs bancaires, et elle a formulé des recommandations pour soutenir l’investissement productif. Pour réaliser des projets ayant un fort impact économique et social, contribuant à alléger les pressions sur le financement budgétaire, il a été suggéré de promouvoir les partenariats public-privé comme instrument privilégié de mobilisation des ressources.
L’analyse préconise également de favoriser la relance de l’économie réelle à travers une politique active de promotion des PME, notamment par la création de lignes de crédit dédiées et l’établissement de dispositifs d’incitations favorisant l’investissement productif et l’innovation.
Pour renforcer la compétitivité de l’économie nationale, il est nécessaire de réorienter les ressources de financement extérieur vers les projets d’infrastructure et les secteurs à forte valeur ajoutée.
L’amélioration de l’évaluation du risque de crédit, l’allocation efficace des ressources et la réduction de l’aversion au risque du secteur bancaire permettent d’accroître la transparence et la qualité de l’information financière.
L’analyse a suggéré la mise en place d’une structure nationale pour la gestion de la dette publique, ayant pour mission de garantir le contrôle de la dynamique d’endettement public dans le cadre d’une stratégie à moyen terme, ainsi que le suivi, la coordination et la consolidation de tous les engagements financiers de l’État.















































