La chute du régime de Bachar al-Assad, dimanche 8 décembre, a été en grande partie accélérée par le déclin de ses forces armées, l’inquiétude croissante de ses alliés traditionnels et l’opportunisme manifesté par l’assaut du groupe islamiste.
Les insurgés islamistes ont quitté leur bastion d’Idleb le 27 novembre, avant de conquérir Alep le 1er décembre, Homs le 7, et Damas dans la matinée du dimanche 8 décembre.
La résistance a été presque absente. De nombreux soldats ont déposé les armes, abandonnant avions et hélicoptères. Mal rémunérés et parfois en situation de famine, les militaires ont finalement abandonné Bachar al-Assad. « L’armée syrienne s’est désintégrée, elle s’est retirée. Elle a abandonné le pouvoir », déclare Michel Derczansky, journaliste expert en affaires du Proche-Orient.
12 jours pour faire chuter le régime
Le régime a été incapable de s’appuyer sur ses alliés traditionnels, notamment l’Iran, dont l’ambassade a été attaquée par les rebelles à Damas. De son côté, le Hezbollah est considérablement affaibli en raison du conflit avec Israël au Liban. Par ailleurs, la Russie, qui disposait de bases en Syrie, a dû réaffecter une partie de ses ressources militaires depuis le début de la guerre en Ukraine. La chute du régime a pris douze jours, après plus de treize ans de conflit.
Al Assad est au pouvoir depuis le 17 juillet 2000, date à laquelle il succède à son père, Hafez el-Assad.
































