La violence et l’insécurité dans l’Ituri et le Nord-Kivu ont poussé le gouvernement de la RDC à y instaurer une présence militaire permanente et la loi martiale. Toutefois, ces mesures semblent insuffisantes. L’ADF, la milice la plus meurtrière de ces provinces a encore fait des morts.
Les djihadistes des Forces démocratiques alliées (ADF) sont soupçonnés d’avoir tué au moins 30 personnes, le samedi 4 septembre au nord-est de la RDC, dans la région de l’Ituri. L’information a été confirmée par des sources locales et onusiennes.
Un premier bilan qui faisait état de 14 morts a été revu à la hausse, à au moins 30 personnes tuées. « Un civil qui a participé à la recherche des corps a déclaré que les victimes ont pour la plupart été attaquées à la machette ou abattues », a indiqué l’AFP.
Depuis début 2021, les terroristes de l’ADF se sont rendus coupables d’au moins 200 morts dans des attaques qui ont ciblé une vingtaine de villages.
Plusieurs groupes armés sévissent dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, riches en minéraux. Les djihadistes de l’ADF sont considérés comme les plus virulents.
La milice, originaire d’Ouganda, s’est formée en 1990 à partir d’anciens soldats restés fidèles au dictateur ougandais Idi Amin Dada décédé en 2003. Ils se faisaient appeler « Forces démocratiques alliées – Armée nationale pour la libération de l’Ouganda (ADF-NALU) ».
En 2016, Musa Seka Baluku, l’actuel chef des ADF se place sous la coupe du groupe Etat Islamique.















































