La Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL) a exprimé hier mardi 10 aout 2021 , sa préoccupation après l’enlèvement d’un haut responsable libyen.
La MANUL s’est déclarée, dans un communiqué, « profondément préoccupée par l’enlèvement et la disparition de Rida Faraj Fraitis, chef de cabinet du premier vice-Premier ministre du Gouvernement d’union nationale (GNU) ».
La mission s’est également dite préoccupée par le fait que des individus ayant joué un rôle essentiel dans la transition démocratique et la reconstruction des institutions de l’Etat libyen sont visés de cette manière, indiquant que cela a « de graves implications pour le processus de paix et de réconciliation et pour l’unification des institutions nationales ».
Des hommes armés non identifiés ont enlevé M. Fraitis et un de ses collègues le 2 août après leur visite aux bureaux du GNU à Tripoli. Le sort de M. Fraitis et de son collègue n’est pas encore connu.
La MANUL a confirmé qu’un certain nombre d’arrestations et de détentions illégales, de disparitions forcées, de torture et d’exécutions extrajudiciaires de citoyens, de fonctionnaires, de journalistes, de membres de la société civile et de défenseurs des droits humains avaient eu lieu au cours de l’année écoulée.
« En vertu des droits de l’homme internationaux, nul ne peut être arbitrairement arrêté ou détenu. La torture, les disparitions forcées et les exécutions extrajudiciaires sont strictement interdites, tout comme les enlèvements », a indiqué Jan Kubis, envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU et chef de la MANUL.
La mission a exhorté les autorités libyennes à enquêter de manière approfondie sur toutes les allégations de violations des droits de l’homme et du droit humanitaire international.












































