Le Groupe de la Banque africaine de développement, en partenariat avec le ministère de l’Économie et de la Planification, le Contrôle général des finances (CGF) et le Centre national de l’informatique (CNI) de la Tunisie, a organisé, le17 février 2026 à Tunis, un atelier de réflexion sur la gestion financière et comptable des projets financés par l’institution panafricaine afin d’en accélérer la mise en œuvre au bénéfice de la population tunisienne.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Plan d’amélioration 2025–2026 de la performance du portefeuille de projets financés par le Groupe de la Banque, où figurent notamment l’accélération de la transmission des rapports d’audit, le renforcement de la fiabilité des états financiers et l’amélioration de la transparence dans l’utilisation des financements publics et extérieurs.
L’atelier a réuni 77 participants issus des agences d’exécution et des Unités de gestion de projets. Il a permis de présenter les modalités de gestion financière, les modèles de rapports financiers intérimaires et les états financiers annuels préconisés par l’institution. L’adoption d’un système intégré de gestion financière et comptable (SIGFC), développé par le Centre national de l’informatique pour le suivi et l’évaluation des projets publics, figurait également au cœur des échanges entre les participants, et des recommandations ont été formulées à ce sujet.
Tarek Bouhlel, directeur général de la coopération africaine au sein du ministère de l’Économie et de la Planification, a réaffirmé l’engagement du gouvernement tunisien à traduire ces recommandations en actions concrètes. « Convaincu de l’importance de la modernisation des outils de suivi et de documentation dans l’amélioration de la performance du portefeuille et la baisse des coûts des ressources empruntées, le ministère de l’Économie et des Finances s’engage, en concertation avec le CNI, le CGF et la Banque, à élaborer un plan d’action opérationnel », a-t-il déclaré. « Ce plan sera mis en œuvre dans les prochains mois, notamment grâce aux ressources mobilisées dans le cadre du Fonds d’assistance technique pour les pays à revenu intermédiaire du Groupe de la Banque africaine de développement », a ajouté M. Bouhlel.
« L’amélioration de la qualité et de la ponctualité des états financiers est un levier essentiel pour accélérer l’exécution des projets et maximiser leur impact sur les populations. Le recours à une application comptable intégrée permet de franchir un cap décisif dans la production d’informations financières fiables », a souligné Alain Nna Ebono, coordonnateur en chef de la gestion financière pour l’Afrique du Nord au Groupe de la Banque africaine de développement.
Une gestion financière plus robuste renforce l’efficacité des investissements publics et la mobilisation de nouveaux financements. Au-delà des processus internes, cette modernisation contribuera directement à accélérer la mise en œuvre des projets d’infrastructure, d’eau, d’énergie, d’agriculture et de développement social, au bénéfice de la population tunisienne.














































