Réunis à Washington, les dirigeants du Fonds monétaire international, du Groupe de la Banque mondiale et du Programme alimentaire mondial ont exprimé leurs préoccupations face aux conséquences grandissantes de la guerre au Moyen-Orient sur l’économie mondiale et la sécurité alimentaire.
Selon eux, le conflit a déjà des répercussions importantes, bien au-delà de la région directement touchée. Il perturbe fortement les marchés internationaux, notamment ceux de l’énergie, provoquant une hausse marquée des prix du pétrole, du gaz et des intrants agricoles comme les engrais. À cela s’ajoutent des difficultés logistiques qui compliquent l’acheminement des marchandises.
Cette combinaison de facteurs devrait se traduire par une augmentation des prix alimentaires à l’échelle mondiale, accentuant les tensions sur la sécurité alimentaire, en particulier dans les pays les plus vulnérables.
Les institutions internationales mettent en garde contre un impact disproportionné sur les populations les plus défavorisées. Les pays à faible revenu, dépendants des importations, sont particulièrement exposés. Dans ces économies, la hausse des coûts de l’énergie et des produits alimentaires risque de peser lourdement sur les finances publiques, déjà fragilisées par des niveaux d’endettement élevés, limitant ainsi la capacité des États à soutenir les ménages.
Face à cette situation, le FMI, la Banque mondiale et le PAM assurent qu’ils resteront pleinement mobilisés. Ils indiquent suivre de près l’évolution du contexte et se disent prêts à activer leurs dispositifs d’intervention pour atténuer les effets de la crise.
Leur action visera notamment à soutenir les moyens de subsistance des populations touchées et à accompagner les pays dans la mise en place de conditions favorables à une reprise durable, axée sur la stabilité économique, la croissance et la création d’emplois.












































