Huit cas possibles de porteurs du variant Omicron ont été repérés en France, a annoncé le ministère de la Santé dans un communiqué.
Un séquençage est en cours pour confirmer cette information, mais l’analyse peut prendre « plusieurs jours », a expliqué la même source.
Les huit personnes ont séjourné en Afrique Australe au cours des deux dernières semaines.Testées positives, elles ont été placées en quarantaine.
Leurs cas contacts font également l’objet d’une surveillance par l’Assurance maladie et les Agences régionales de Santé, car désormais en France, toute personne « contact » d’un cas positif au nouveau variant du coronavirus devra être isolée, indépendamment de son schéma vaccinal.
Le variant se propage en Europe
La France n’est pas la première impactée par Omicron en Europe.
Aux Pays-Bas, les autorités sanitaires ont annoncé que 13 passagers arrivés d’Afrique du Sud vendredi à Amsterdam étaient porteurs du variant. Deux cas signalés au Danemark venaient aussi d’Afrique du Sud, tout comme les trois cas confirmés en Allemagne et le cas « probable » annoncé dimanche soir par la Suisse. Le Royaume-Uni a également enregistré, dimanche, un troisième malade, venu d’Afrique australe.
L’Italie, la République Tchèque et la Belgique ont aussi détecté la présence du nouveau variant sur leur territoire.
Outre-Atlantique, les premiers cas ont été testés au Canada dimanche. Les deux malades, placées à l’isolement à Ottawa, avaient voyagé récemment au Nigeria, en Afrique de l’Ouest.
Fermeture des frontières
Sur le continent africain, seuls l’Afrique du Sud et le Botswana recensent des cas.
Néanmoins, de nombreux États ont mis en place des restrictions de voyages envers les pays de l’Afrique Australe. La France, à l’instar de ses voisins, a ainsi suspendu, le 26 novembre, les arrivées en provenance d’Afrique du Sud, du Botswana, d’Eswatini, du Lesotho, du Mozambique, de Namibie et du Zimbabwe.
De leur côté, les États-Unis ont fermé leurs frontières aux voyageurs de huit pays d’Afrique australe, mais c’est Israël qui a pris la mesure la plus drastique en annonçant, samedi, l’interdiction de son territoire à tout visiteur étranger pendant deux semaines. Selon les médias japonais, le gouvernement prévoit de prendre les même mesures au pays du soleil levant, à compter du mois de décembre.
L’OMS est venue au secours des pays africains, demandant « que les frontières restent ouvertes ». Se jugeant déjà « punie » pour avoir révélé l’existence du variant, l’Afrique du Sud a demandé la levée « immédiate et urgente » des restrictions de voyage. Le Malawi a dénoncé des restrictions de voyage relevant de « l’afrophobie ».















































