M. Mohamed Ali Nafti, Ministre des Affaires Etrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’Etranger, a présidé la délégation tunisienne participant à la Troisième Réunion Ministérielle et à la Première Session du Comité Ministériel de Suivi Union Africaine – Union Européenne, tenues à Bruxelles le 21 mai 2025, avec la participation des Ministres des Affaires Étrangères de ces deux groupements régionaux, du Président de la Commission de l’Union Africaine, de la Haute Représentante de l’Union Européenne pour les Affaires Étrangères et la Politique de Sécurité, du Commissaire Européen pour la Méditerranée et de Hauts Fonctionnaires.
Les Sessions Ministérielles ont été consacrées à l’évaluation des progrès dans la mise en œuvre des résultats du Sixième Sommet UA-UE de 2022, auquel Son Excellence Monsieur le Président de la République avait participé, et à la discussion d’un certain nombre de questions et de défis communs dans les domaines de la paix et de la sécurité, du système multilatéral, du développement, de la migration et de la mobilité.
Dans l’allocution qu’il a prononcée à cette occasion, M. le Ministre a affirmé l’engagement de la Tunisie et son soutien inébranlable au multilatéralisme et aux principes de la Charte des Nations Unies, ce qui s’est traduit par la déclaration de l’année 2025 comme année du renforcement du multilatéralisme et de l’ouverture sur des partenariats internationaux et onusiens durables.
Le Ministre a salué l’engagement des deux continents, 25 ans après le lancement de ce partenariat, à renforcer davantage leur coopération et leur concertation autour des défis communs. Il a souligné que la Tunisie n’a épargné aucun effort pour encourager ces deux espaces à avancer dans la construction d’une relation pérenne, solide et mutuellement bénéfique, fondée sur les principes de respect, d’égalité et de développement équitable.
Le Ministre a également insisté sur le fait que, fidèles à leur engagement envers les objectifs et principes de la Charte des Nations Unies, les pays africains n’ont cessé de réclamer une place digne de leur rôle au sein de l’ONU, qui a historiquement constitué un pilier essentiel de leur libération. Il a poursuivi en affirmant que, malgré les acquis réalisés au cours des 80 années depuis la création de l’Organisation au profit de l’humanité tout entière, y compris des peuples africains, notre monde est toujours confronté à des inégalités et tragédies croissantes, comme en témoignent l’injustice flagrante et le génocide perpétrés par l’entité occupante contre le peuple palestinien dans la Bande de Gaza, au mépris total des principes fondamentaux du droit humanitaire international et face au silence suspect et à l’impuissance de la communauté internationale.
A cet égard, le Ministre a appelé à traduire en actions concrètes les engagements du « Sommet de l’Avenir “ qui s’est tenu à New York en septembre 2024, notamment le slogan du Sommet ”Ne laisser personne pour compte », réformer les outils de la gouvernance mondiale, accélérer la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable, combler le déficit de financement de ces objectifs, réformer l’architecture financière internationale, éradiquer la pauvreté, lutter contre les effets du changement climatique et assurer la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique des peuples des deux continents. Il a souligné que la question de la récupération des fonds et des biens spoliés aux peuples africains est une priorité absolue pour nos pays.
Le Ministre a également exprimé son espoir que la Quatrième Session de la Conférence Internationale sur le Financement du Développement, qui aura lieu dans quelques semaines en Espagne, réussira à construire sur l’élan généré par le Plan d’Action d’Addis-Abeba et à mettre en valeur les recommandations de cette réunion Ministérielle Afro-Européenne.
Il a également présenté les avancées enregistrées à l’échelle africaine en matière de résolution des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité, de l’initiative « faire taire les armes », ainsi que du soutien à l’intégration continentale, tout en mettant en avant les aspirations de la jeunesse et des femmes africaines dans cette dynamique d’unité et de complémentarité.
Dans ce contexte, le Ministre a exprimé la fierté de la Tunisie pour son héritage Afro-Méditerranéen et son aspiration à demeurer toujours un pont culturel entre l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Europe, tout en réaffirmant sa détermination à contribuer activement à la promotion du rôle et de la participation des femmes et des jeunes dans les efforts de développement et de construction dans les deux continents, y compris à travers une migration régulière et respectueuse de la dignité humaine, au service de la prospérité partagée et de la coexistence pacifique entre les peuples africains et européens.













































