Le président de la République, Kaïs Saïed s’est rendu au barrage de Nebhana dans le gouvernorat de Kairouan tôt mardi matin, selon un communiqué de la Présidence de la République.
D’après la même source, « ce barrage n’a pas été entretenu depuis 1969, ce qui l’a rendu inexploitable, en plus de la présence de réseaux criminels sur place qui endommagent les conduites d’eau ».
Ensuite, le Chef de l’État s’est rendu dans la délégation de Menzel Harb dans le gouvernorat de Monastir, où le phénomène de coupure d’eau est en recrudescence avec les gouvernorats voisins.
Saïed a déclaré que « la coupure d’eau de manière méthodique et préméditée constitue un crime contre le peuple et porte atteinte à la sécurité nationale », ajoutant que « les auteurs de ces actes criminels et ceux qui les ont exécutés ne resteront pas impunis et seront sanctionnés ».
Il s’est également rendu mardi matin à Grombalia (gouvernorat de Nabeul) où il a constaté que « le débit d’eau dans le canal Tunis-Medjerda est normal, ce qui confirme que ce qui se passe dans certaines régions de la République est le résultat d’actions préméditées orchestrées par des réseaux criminels ciblant les réseaux de distribution d’eau et les centrales électriques ».
Saïed a souligné que « l’État n’attendra pas sans rien faire face à ceux qui planifient et exécutent de tels crimes odieux, privant les citoyens de leurs droits les plus élémentaires, comme celui d’accéder à l’eau ».
Le président de la République avait également effectué une visite lundi après-midi dans le gouvernorat de Jendouba pour se renseigner sur la situation des ressources hydrauliques dans la région.
Le président Saïed a visité les barrages de « Bouhertma » et de « Barbara » où il a rencontré des responsables et de nombreux citoyens pour écouter leurs préoccupations concernant les perturbations récurrentes dans la distribution d’eau potable dans la région.
Il a déclaré qu’il est inacceptable que les habitants de la région souffrent de soif alors qu’ils sont entourés de barrages, accusant « des parties » qui se cachent derrière ces coupures d’eau, notamment « durant cette période ».
Le président de la République a qualifié les coupures d’eau de « non-sens », surtout « en présence de barrages qui stockent de grandes quantités d’eau douce ».
Il s’est engagé à intervenir dans les plus brefs délais pour résoudre cette question et à presser les parties intervenantes à rechercher des solutions efficaces aux dysfonctionnements enregistrés depuis des années au niveau du barrage de « Barbara ».












































