En marge de la 42ème édition du festival des oasis de Tozeur, African Challenges a rencontré M. Nasreddine Chebbi, le directeur de cette édition pour parler des nouveautés, présenter cette édition et les difficultés rencontrées ainsi que les défis relevés.
African Challenges ; la 42è édition était une édition spéciale suite aux répercussions de la pandémie du covid-19. Parlez-nous de ces conditions? Le festival a –t il gagné le pari et réalisé le succès attendu ?
Nasreddine Chebbi : Evidemment, cette 42è édition du festival international de Tozeur s’est déroulée dans un contexte exceptionnel à cause de la pandémie de covid -19 et ses répercussions sur le secteur touristique. Après 2 ans de vide culturel, le festival est revenu sous forme d’association et quand on dit association on parle incontestablement de défis. .
Cette édition a réalisé ses objectifs basés sur 3 axes : En premier lieu, l’édition a rendu hommage à Mahmoud Arfaoui, le chanteur d’el inched soufi.
Le patrimoine des oasis, spécificité de Tozeur, a été au centre de cette édition. Le défi c’est l’innovation, le rôle du palmier dans le développement économique et touristique.
On a fait pari sur la jeunesse et la qualité dans cette édition, et le spectacle inaugural est l’exemple ainsi que les soirées culturelles qui prennent en compte tous les goûts à l’instar de Yosra Mahnouch, Ahmed Soukni, Nordo et Jenjoon.
La ville de Djerid, Tozeur précisément, est la source des élites et des talents culturels. Cette année on a rendu hommage aux livres.
Depuis la 1ere rencontre des arts plastiques, des festivals ont été organisés : celui de Nafta, Dgueche, El Hama pour renforcer cette idée.
Cette année on a invité une personnalité arabe, le politicien Riadh Sydaoui, qui a donné une conférence sous le thème « la sociologie du terrorisme », mettant en exergue la situation mondiale actuelle et particulièrement les changements dans le monde arabe.
African Challenges : Comment jugez-vous la 42è édition ??
Nasreddine Chebbi : Cette édition a connu quelques difficultés comme toutes les années précédentes, surtout des problèmes financiers. On estime que le ministère des affaires culturelles renforce le budget du festival prochainement.
Le programme était riche, la région a connu une grande activité, plus de 7000 visiteurs étaient présents. Cela a accentué nos engagements et nos responsabilités.
African Challenges : Parlez-nous du soutient et du budget accordé par le ministère des affaires culturelles et celui du Tourisme ?
Nasreddine Chebbi : Le budget a été accordé par le ministère des affaires culturelles et du tourisme mais cette subvention reste insuffisante et à réviser.
La situation dans le pays suite à la pandémie a influencé l’économie du pays et précisément la région.
African Challenges : Les activités de l’association se poursuivront après le festival, pouvez-vous nous mentionner vos projets pour la prochaine période ???
Nasreddine Chebbi : Le festival est devenu une association, nos responsabilités sont devenues plus grandes. Le rôle de l’association ne réside pas seulement à l’organisation du festival en période de vacances et à la récolte des dattes.
Le pari est que les évènements culturels se poursuivront durant toutes les vacances, on présentera prochainement nos programmes aux sponsors et aux ministères. On a reçu des encouragements et des promesses, nos projets portent sur le cinéma, le théâtre, l’art plastique, l’animation, les grands spectacles…
African Challenges : Considérez-vous la 42è édition comme une réussite ???
On a fait de notre mieux, certes la 42è édition était spéciale et je la classifie comme réussite mais vous en tant que medias, les fideles au festival, et nos spectateurs peuvent toujours nous guider par leurs propositions. Nous sommes à votre écoute.
A la fin de notre entrevue, M.Nasreddine Chebbi a salué la collaboration de tous les acteurs qui ont participé au succès de la 42è édition : le ministère des affaires culturelles , le ministère du tourisme , le gouvernorat de Tozeur , la municipalité de Tozeur , les forces de l’ordre , la protection civile et tous les sponsors.
Par l’occasion, il a appelé les hommes d’affaires de la région à investir et parier sur ce festival.
Interview conduit par BELAAZI Sana







































