La ministre des affaires culturelles, Hayet Guettat Guermazi a donné le coup d’envoi des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) durant la soirée du samedi 30 octobre à la cité de la culture à Tunis en présence du directeur des journées M.Ridha Béhi , des stars du cinéma , plusieurs personnalités même politiques et plusieurs médias.
Les Journées cinématographiques de Carthage (JCC) se déroulent cette année sous le thème de « Rêvons, vivons » du 30 octobre au 6 novembre2021.
Dans son allocution M.Ridha Béhi a souhaité un bon festival aux invités et aussi à toutes celles et tous ceux qui constituent l’ADN des JCC, en l’occurrence, le public, fidèle à ce rendez-vous cinématographique, les professionnels du secteur, les journalistes et à l’ensemble des intervenants qui participent au rayonnement du festival.
Béhi a affirmé que ce festival représente une occasion pour enterrer la hache de guerre, de mettre de côté les rancœurs et les hostilités pour apprécier pleinement des œuvres passionnantes et revenir à l’essentiel : le cinéma.
Les JCC 2021 est composées de 11 sections. 750 films arabes et africains concourent dans cette édition, parmi eux, 200 longs métrages, 550 courts métrages. Le nombre de films tunisiens inscrits s’élève à 18 longs métrages. Parmi eux, 9 documentaires et 9 fictions. 36 courts métrages (5 documentaires et 31 fictions) seront projetés. 45 pays participent à la 32ème édition des JCC dont 28 pays africains et 17 pays arabes.
Le directeur a ajouté qu’une partie des films seront jugés par le Jury première œuvre, prix Tahar Cheriaa. Il est composé de Sékou Traoré, du Burkina Faso, Basma de l’Égypte, et RamsesMahfoudh, de la Tunisie.
Le jury pour les longs et courts métrages documentaires, est composé de Chloé Aicha Boro du Burkina Faso, Nujoom Al-Ghanem des Emirats Arabes Unis, des françaises Sophie Salbot et Michelle de la Rochefoucauld, du tunisien Hamza Ouni et NecatiSonmez, de la Turquie.
Pour sa part la ministre des Affaires culturelles, Hayet Guettat Guermazi a souligné l’importance des JCC dans la dynamisation de la scène culturelle tunisienne, arabe et africaine.
La ministre a rappelé le soutien indéfectible de son ministère au cinéma tunisien. « Le festival reste un pilier de l’activité culturelle en Tunisie et dans tous les pays du Sud », a-t-elle martelé.
Hayet Guettat Guermazi a, également , insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre les pays du Sud et les pays du Sud avec les pays du Nord. La ministre a souligné également le rôle du cinéma pour prémunir la société et contribuer à son progrès.
Parmi les acteurs qui ont honoré à travers leur parcours exceptionnel le cinéma tunisien, arabe et africain, l’actrice égyptienne Nelly Karim, du critique de cinéma, Baba Diop, du producteur, AnoirSadek Sabah et du critique de cinéma et journaliste Khamais Khayati.
À l’occasion de la triste disparition de la réalisatrice tunisienne Moufida Tlatli, le 27 février 2021, un vibrant hommage lui a été rendu par l’actrice tunisienne Hend Sabri, via une vidéo préenregistrée, qui a évoqué avec émotion la défunte, en se souvenant d’elle, elle a parlé d’une réalisatrice qui a bousculé sa vie, parce que la réalisatrice du « Les silences du Palais », parmi bien d’autres, a su transmettre sa passion du cinéma, et a inspiré une autre génération de cinéastes, auxquels les JCC ont consacré toute une section.
Il s’agit de « Ciné promesse ». Son jury est composé de la tunisienne Lina Chaabane, Fatou Kiné Séné du Sénégal et Nicole Kamato, du Liban.
Pour son appui à la culture et à la parole libre, les JCC ont lancé le prix Lina Ben Mhenni, dont le jury est composé des tunisiens Bochra Bel Haj Hmia et Hechmi Ben Fraj et de la française Sarah Berthou.
Des hommages spéciaux ont été également accordés à la maquilleuse Hajer Bouhawala, au chef machiniste Hsan Tebbi, à l’acteur Bahri Rahali, à l’actrice Chekra Rammah et au réalisateur Nasreddine Shili.
L’entrée en scène du jury « Longs et courts métrages de fiction » était l’occasion pour présenter la richesse des films qui meublent cette éminente section. Le jury présidé par le producteur italien Enzo Porcelli, est composé de Hoji Fortuna de l’Angola, Tarek El Shennawi de l’Egypte, Gessica Fabiota Geneus d eHaiti, Daoud Aoulad-Syad du Maroc, Ahmed Bahrami de l’Iran et Sofiane Ben Farhat de la Tunisie.
La cérémonie d’ouverture a été clôturée en beauté avec la présentation du film d’ouverture « Lingui, les liens sacrés »par son propre réalisateur, Mohamed Salah Haroun.







































