Madame Amal Belhaj Moussa, Ministre de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, a supervisé, le mardi 06 février 2024, au siège du Ministère, une réunion sur les objectifs programmés au cours de l’année 2024 dans le cadre du programme de promotion de la petite enfance «Rawdhetna fi Houmetna » relatif à l’inscription des enfants de familles à faibles revenus dans les jardins d’enfants.
Au cours de cette rencontre, le ministre a dévoilé le repère visuel du programme «Rawdhetna fi Houmetna » et a annoncé le plan du ministère de la Famille visant à renforcer la couverture de ce programme national dans les différentes régions de la République et les gouvernorats prioritaires qui bénéficieront d’un soutien plus important en 2024.
A cette occasion, Amal Belhaj Moussa a indiqué que le nombre d’enfants bénéficiant du programme depuis son lancement en 2010 jusqu’en janvier 2024 est estimé à 82. 532 enfants avec des fonds totaux dépassant les 42 millions de dinars, annonçant qu’une étude sera lancée cette année sur « l’impact de l’efficacité du programme de maternelle dans notre gouvernement sur la filière académique dans l’enseignement primaire ».
La ministre a indiqué que le programme «Rawdhetna fi Houmetna » a connu un développement remarquable à plusieurs niveaux, puisqu’il a inclus 4 gouvernorats lors de son lancement en 2010, à savoir le Kef, Kasserine, Kairouan et Jendouba. Puis, à partir de 2019, le programme a couvert tous les gouvernorats de la République, de sorte qu’environ 15 000 enfants bénéficieront des services du programme en 2022 et 20 000 enfants issus de familles à faible revenu en 2023, soulignant que le ministère travaille aujourd’hui à augmenter le nombre d’enfants bénéficiant de ce programme à 25 000 enfants en 2024.
Dans ce contexte, Amal Belhaj Moussa a annoncé que 5 000 enfants supplémentaires appartenant aux régions prioritaires absolues, en termes de taux de pauvreté élevés et de faibles taux de couverture, bénéficieront des services du programme dans 13 gouvernorats : Kasserine, Kef, Kairouan, Beja, Sidi Bouzid, Mahdia, Siliana, Jendouba, Kébili, Gafsa, Médenine, Tataouine et Tozeur.
Le ministre a indiqué que le nombre de jardins d’enfants participant au programme «Rawdhetna fi Houmetna » s’élève actuellement à 2030 jardins d’enfants, soit un tiers du jardin d’enfants privé, soulignant que le programme a connu une évolution au niveau des procédures fiscales, les jardins d’enfants participants ayant été exonérés de payer des impôts sur la subvention attribuée, qui a été portée de 50 à 70 dinars par mois dans le cadre de l’appui au partenariat entre les secteurs public et privé dans le domaine de l’enfance en raison de son rôle efficace dans le soutien aux efforts de l’État dans la prise en charge des enfants des familles nécessiteuses et ceux qui n’ont pas de soutien et la consolidation du principe de l’égalité des chances liés à la prévention et à la protection, appelant ces institutions à s’engager plus activement dans cet important programme national.
Il convient de noter qu’en 2010, le Ministère de la famille a lancé la mise en œuvre du Programme national pour la promotion de la petite enfance : Soutenir les enfants des familles nécessiteuses et les nécessiteux en les incluant dans les jardins d’enfants sous le slogan «Rawdhetna fi Houmetna » en les aidant à faire face aux dépenses liées à l’inscription de leurs enfants et en économisant les paiements mensuelles de l’enfant pour une année scolaire complète.
La rencontre s’est déroulée en présence de représentants du Ministère des Finances, de l’Union Tunisienne de Solidarité Sociale, des chambres syndicales nationales et régionales des crèches et jardins d’enfants, d’un certain nombre de délégués régionaux à la femme, de directeurs et directeurs de jardins d’enfants privés participant au programme «Rawdhetna fi Houmetna », de parents d’un certain nombre d’enfants qui en bénéficient, ainsi que de responsables de la Direction générale de l’enfance, de l’inspection et de l’orientation pédagogique, de l’Observatoire des droits de l’enfant et des délégués de la protection de l’enfance.












































