Le chef du gouvernement, Kamel Maddouri, a reçu hier lundi 17 février 2025, au Palais du gouvernement à la Kasbah, Ousmane Dione, vice-président de la Banque mondiale pour la région MENA, et M. Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur régional pour le Maghreb et Malte, ainsi que leur délégation.
Lors de cet entretien, le chef du gouvernement a souligné les « piliers » de l’approche de développement promue par le président de la République, Kais Saïd, axée sur un développement durable et intégré, affirmant l’engagement de l’État à créer les conditions d’un véritable décollage économique.
Pour atteindre cet objectif, a-t-il précisé, l’État s’emploie activement à améliorer le climat des affaires, à renforcer la compétitivité du secteur privé pour la création d’emplois décents, à offrir des opportunités pour des investissements productifs et à établir un environnement favorable aux projets d’investissement, notamment dans les secteurs prometteurs comme les énergies renouvelables, l’innovation et la technologie.
Dans ses efforts permanents, le chef du gouvernement a indiqué que l’État tunisien travaille à renforcer les droits sociaux et économiques des citoyens en améliorant la qualité des services dans des secteurs essentiels tels que la santé, l’éducation, le transport et la protection sociale, à travers une approche de développement axée sur une répartition équitable des richesses et l’égalité des chances, en s’appuyant sur un tissu économique entrepreneurial compétitif et résilient face aux mutations internationales.
De plus, pour réaliser un développement durable et intégré, Maddouri a souligné que l’État s’engage dans des réformes structurelles visant à renforcer la gouvernance, à promouvoir l’efficacité des établissements et entreprises publics, et à atteindre les objectifs de souveraineté énergétique.
Il s’efforce également d’assurer une bonne gestion du secteur des eaux, tout en stimulant la croissance, en créant des emplois et en élargissant la couverture sociale.
Lors de cette réunion, le chef du gouvernement a également mis en avant les solides relations de coopération entre l’État tunisien et le groupe de la Banque mondiale, rappelant que cette institution a soutenu de nombreuses réformes structurelles et projets de développement dans divers secteurs.
Dans ce contexte, il a exprimé le souhait de voir ces relations évoluer vers un partenariat stratégique afin de favoriser un décollage économique à travers le financement de projets structurels prioritaires.
L’objectif est d’insuffler une dynamique durable au processus de développement local et régional à moyen et long terme, a souligné le chef du gouvernement.
Et Maddouri a souligné, dans ce même contexte, que la Tunisie s’est engagée dans un processus de réformes économiques et structurelles visant les établissements publics, l’infrastructure, et cherche à favoriser l’ouverture de l’économie nationale aux marchés étrangers par le biais d’une refonte législative et de régimes d’investissement, ainsi que par la digitalisation des services, afin de créer une dynamique économique propice à la création de richesse.
À cet égard, il a insisté sur l’importance de l’accompagnement offert par la Banque mondiale dans la mise en œuvre de ces réformes et le renforcement des capacités des petites et moyennes entreprises (PME), ainsi que sur le soutien aux projets prometteurs dans divers secteurs tels que l’énergie, l’eau, la santé, l’éducation, la valorisation des déchets, ainsi que la digitalisation et la modernisation des services de transport et de logistique.
Maddouri a également souligné la nécessité de soutenir la Tunisie dans la mise en œuvre d’une nouvelle approche pour l’élaboration des plans et politiques de développement, mettant en avant le rôle des conseils régionaux, locaux et de districts dans cette démarche, qui vise à impliquer les citoyens dans le processus de développement.
Pour sa part, M. Ousmane Dione, vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a réaffirmé la disposition du Groupe de la Banque mondiale à soutenir les efforts de l’État tunisien, promettant d’aligner ce soutien sur les programmes de développement et les réformes structurelles que la Tunisie prévoit pour la prochaine étape, en accord avec ses priorités et orientations.
Dione a également salué les progrès réalisés dans plusieurs domaines depuis sa dernière visite en Tunisie, le 10 décembre 2024, réaffirmant l’engagement de la Banque à continuer de soutenir les projets d’investissement et à explorer les opportunités de coopération avec la Tunisie dans les domaines jugés « prioritaires », tels que l’énergie, l’eau, le traitement des déchets, le soutien aux capacités de financement des PME, les start-ups et la digitalisation.
Dans ce contexte, il a exprimé la volonté de la Banque mondiale d’apporter son aide à la Tunisie dans la réalisation de ses projets de production d’énergie renouvelable, soulignant l’importance du transfert de technologie dans le cadre des projets de partenariat de la Tunisie et le développement d’une industrie nationale dans ce secteur.
Il a également souligné l’importance de développer les services portuaires et logistiques, tout en veillant à ce que la Tunisie tire pleinement parti de son potentiel dans ce domaine. Il a salué, à cet égard, l’approche adoptée en Tunisie pour élaborer des politiques et des programmes de développement basés sur des principes favorisant une participation active et efficace des régions ainsi qu’une implication réelle des citoyens.
Dione a réaffirmé, dans ce contexte, la disponibilité totale de la Banque mondiale à accompagner la Tunisie dans la réalisation de sa nouvelle politique de développement, visant à atteindre les doubles objectifs d’intégration économique et sociale et de réduction des disparités régionales.












































