Un investissement de 1 M€ vise à promouvoir les filières d’économie bleue et de finance carbone bleue.
Doté de 2 millions d’euros, dont 1 million financé par le Fonds français pour l’environnement mondial, le projet PENELOPE vise à préserver les herbiers de posidonie en Tunisie, des écosystèmes marins essentiels pour la biodiversité, la pêche et la lutte contre le changement climatique.
Depuis plus de vingt ans, le Fonds français pour l’environnement mondial et le WWF unissent leurs expertises pour soutenir des initiatives innovantes en faveur de la biodiversité. Ce partenariat de long terme a déjà permis de financer une vingtaine de projets dans différentes régions du monde.
UN PUITS DE CARBONE NATUREL ESSENTIEL POUR LA MÉDITERRANÉE
Les herbiers marins comptent parmi les écosystèmes naturels les plus efficaces pour stocker le carbone. Bien qu’ils couvrent moins de 0,2 % des fonds océaniques, les herbiers marins représentent près de 10 % du carbone stocké. En capturant et en stockant durablement le carbone dans les sédiments marins – parfois pendant des siècles – ces herbiers contribuent à la régulation du climat, à la protection des littoraux contre l’érosion et au maintien de la biodiversité marine.
Pourtant, les connaissances scientifiques sur l’état de ces herbiers en Tunisie sont encore limitées et leur protection juridique est insuffisante, alors qu’ils subissent des pressions croissantes liées aux activités humaines et au changement climatique.
UNE APPROCHE INTÉGRÉE POUR PROTÉGER LES HERBIERS
Mis en œuvre par le WWF France, le WWF Afrique du Nord, BlueSeeds et l’Office français pour la
biodiversité (OFB), avec le soutien du Ministère de la Transition écologique, et le cofinancement de l’Agence française de développement, et de la Fondation Hans Wilsdorf, le projet PENELOPE vise à renforcer la connaissance, la protection et la valorisation des herbiers de posidonie en Tunisie.
Le projet s’articule autour de 4 axes principaux :
- Améliorer les connaissances scientifiques sur les herbiers et les pressions qui les affectent ;
- Contribuer à leur conservation, notamment en réduisant certaines pressions liées à la pêche et en développant des mécanismes de carbone bleu ;
- Renforcer leur protection juridique et leur intégration dans les politiques nationales climat-énergie ;
- Sensibiliser le grand public aux services écologiques rendus par ces herbiers marins.
Le projet prévoit notamment la création de zones de non-prélèvement volontaires gérées par les pêcheurs, la mise en place d’un réseau national de surveillance des herbiers, ainsi que l’évaluation des stocks de carbone sur plusieurs sites pilotes.
UN PROJET INNOVANT ET EXEMPLAIRE
Le FFEM soutient PENELOPE pour son caractère innovant et exemplaire. Le projet combine la conservation de la posidonie et le travail de proximité avec les pêcheurs pour promouvoir des pratiques de pêche durables. Il introduit des mécanismes de financement innovants, allant du fonds de transition à la création de micro-entreprises bleues, tout en valorisant les crédits de carbone bleu.
UN PROJET STRUCTURANT POUR LE DÉVELOPPEMENT DU CARBONE BLEU
PENELOPE s’inscrit dans la dynamique de la Facilité Carbone Bleu portée par l’Agence française de développement, un dispositif dédié au financement de la protection et de la restauration des écosystèmes marins côtiers à fort potentiel de séquestration carbone. Ce projet illustre également la coopération environnementale entre la France et la Tunisie pour préserver les écosystèmes marins de la Méditerranée et renforcer l’action climatique dans la région.
DES RÉSULTATS ATTENDUS D’ICI 2029
Le projet permettra notamment :
- La réalisation d’une cartographie actualisée des herbiers de posidonies et des pressions qui les affectent ;
- La création d’un réseau national de surveillance pérenne ;
- La mise en œuvre de mesures de gestion durable de la pêche, au bénéfice de communautés côtières plus résilientes ;
- L’évaluation des stocks de carbone des herbiers et la création d’un premier fonds carbone dédié en Tunisie ;
- La préparation d’un projet de loi pour la protection de la posidonie ;
- Une large sensibilisation du public, notamment à travers une exposition à la Cité des sciences et de l’industrie ;
- La diffusion des enseignements du projet à l’échelle régionale via le Mediterranean Posidonia Network.
UN MODÈLE REPRODUCTIBLE EN MÉDITERRANÉE
En combinant conservation de la biodiversité, développement du carbone bleu, participation des pêcheurs à une pêche durable et création de micro-entreprises liées à l’économie bleue, le projet PENELOPE ambitionne de proposer un modèle reproductible dans d’autres régions de la Méditerranée.
Plus d’informations sur le projet :
« Avec le projet PENELOPE, le WWF France et ses partenaires sur les deux rives de Méditerranée démontrent qu’il est possible d’allier excellence scientifique, innovation technologique et engagement des acteurs locaux pour protéger durablement la posidonie. Nous sommes très reconnaissants du soutien du FFEM, de l’AFD et de la Fondation Hans Wilsdorf. Leur engagement démontre combien les partenariats entre financement public, philanthropie privée et expertise scientifique sont essentiels pour faire émerger des solutions innovantes, écologiquement et économiquement durables, pour la biodiversité. » déclare Mme Véronique Andrieux, CEO WWF France.
« Les herbiers de posidonies sont l’un des alliés les plus précieux, mais également les plus méconnus, de la Méditerranée face au changement climatique. En protégeant ces écosystèmes, nous agissons à la fois pour la biodiversité, le climat et les communautés côtières », confirme Mme Stéphanie Bouziges-Eschmann, secrétaire générale du Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM)

À propos du Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) :
Le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) soutient depuis 30 ans des projets pilotes et innovants en faveur de l’environnement dans les pays en développement.
Ces projets contribuent à préserver la biodiversité, le climat, les eaux internationales, les terres et la couche d’ozone et luttent contre les pollutions en réponse aux conventions internationales pour l’environnement. Ils s’inscrivent dans les Objectifs de Développement Durable (ODD) et génèrent localement des bénéfices environnementaux, sociaux et économiques. La particularité du FFEM : Miser sur des projets pilotes pour soutenir l’innovation et diffuser les enseignements à plus grande échelle. Il soutient des projets portés par des acteurs publics, privés ou de la société civile, du Sud comme du Nord, en cofinancement avec d’autres financiers et organisations internationales. Créé en 1994 par le gouvernement français à la suite du premier Sommet de la Terre, le FFEM a soutenu depuis sa création, plus de 414 projets à hauteur de 528 M€ dans plus de 130 pays dont 68% sont situés en Afrique et Méditerranée. Son action est déclinée en 5 thématiques prioritaires : Conservation et valorisation de la biodiversité – Adaptation bas carbone des villes et territoires – Gestion durable des territoires agricoles et forestiers – Résilience des écosystèmes aquatiques – Économie circulaire et lutte contre les pollutions – Son comité de pilotage est assuré par cinq ministères (économie et finances, affaires étrangères, environnement, recherche, agriculture) et l’Agence Française de Développement (AFD). Il est conseillé par son Comité Scientifique et Technique composé de 12 personnalités qualifiées.
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À propos de WWF France :
Le WWF est une organisation indépendante de conservation de la nature. Elle compte plus de 38 millions de sympathisants et un réseau actif dans plus de 100 pays grâce à ses dirigeants locaux. Sa mission est de mettre fin à la dégradation de l’environnement naturel de la planète et de construire un avenir où les humains vivent en harmonie avec la nature, en conservant la diversité biologique mondiale, en assurant une utilisation durable des ressources naturelles renouvelables, et en encourageant la réduction de la pollution et du gaspillage. Depuis 1973, le WWF France agit au quotidien afin d’offrir aux générations futures une planète vivante. Avec ses bénévoles et le soutien de ses 175 000 donateurs, le WWF France mène des actions concrètes pour sauvegarder les milieux naturels et leurs espèces, assurer la promotion de modes de vie durables, former les décideurs, accompagner les entreprises dans la réduction de leur empreinte écologique, et éduquer les jeunes publics. Mais pour que le changement soit acceptable, il ne peut passer que par le respect de chacune et de chacun. C’est la raison pour laquelle la philosophie du WWF est fondée sur le dialogue et l’action. Alexandra Palt est présidente du WWF France et Véronique Andrieux en est la directrice générale.
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