C’était au tour de l’Afrique d’accueillir la prochaine conférence des Nations unies sur le changement climatique. L’Égypte du président al-Sissi était la seule candidate. Elle propose la cité balnéaire de Charm el-Cheikh.
L’Égypte avait annoncé sa candidature dès le 2 novembre, dans le discours d’ouverture du président Abdel Fattah al-Sissi.
La brochure présentée par la ministre de l’Environnement, Yasmine Fouad, précise le lieu : Charm el-Cheikh. Après les pluies froides de Glasgow, vive la douceur de la station balnéaire du Sinaï ? De loin, et au vu des 100 000 personnes qui se massent dans les files d’attente de la Cop26, la cité égyptienne paraît un peu sous-dimensionnée pour l’événement. Mais la ministre assure que la ville a déjà accueilli des sommets internationaux, dont la Cop14 de la biodiversité en 2018 ».
Cinq ans après la Cop de Marrakech :
À Glasgow, des activistes maison comme Ahmed Fathy, de la Fondation Yle, se montraient impatients, la semaine dernière. Ce sera à Charm el-Cheikh, c’est sûr, pas besoin d’attendre la réponse officielle des Nations unies », assurait le militant, en montrant des photos de la récente initiative dédiée au vélo : Cycling for climate justice, au Caire, la capitale.
Cinq ans après la Cop de Marrakech, Ahmed a aussi hâte de montrer les actions de l’Alliance panafricaine pour la justice climatique, un réseau de plus de mille organisations dans quarante-huit pays, avec des figures de proue comme l’Ougandaise Vanessa Nakate ou le Kényan Mithika Mwenda.
L’Égypte fera tout pour unifier l’Afrique dans un futur résilient », insiste aussi la ministre Yasmine Fouad.
La Cop27 sera sans doute l’occasion de mieux faire vivre le Pacte de Marrakech, une sorte de plateforme qui cherche à relier les acteurs non-étatiques, comme les collectivités ou la société civile active avec les gouvernements nationaux, ces derniers étant parfois moins-disants, ou moins inventifs sur les solutions et les actions climatiques.













































