La star palestinienne Saint Levant s’est produite lors de la soirée du mardi 5 août sur la scène de Carthage devant un public comble.
Saint Levant, de son vrai nom Marwan Abdel-Hamid, est né à Jérusalem. Il est un auteur-compositeur-interprète et musicien palestinien, chantant en arabe, en français et en anglais.
Vers 22h, Saint Levant est monté sur scène, vêtu du maillot de l’équipe nationale tunisienne et d’un pantalon noir chic. Au cours du concert, les fans ont chanté et dansé avec lui, apprenant par cœur ses chansons.
Dans son discours, Saint Levant a exprimé son amour pour la Tunisie, affirmant qu’il s’y sentait chez lui. Il a salué l’engagement des Tunisiens envers la Palestine, tout en mentionnant qu’il reçoit des conseils de ne pas porter le Keffieh, sauf en Tunisie.

Il a parlé avec fierté de son appartenance à Gaza en tant que Palestinien et a remercié la Tunisie pour son soutien : « Je m’appelle Marwan, j’ai grandi à Gaza et je suis fier parce que vous me soutenez en tant que Palestinien. Votre voix est très importante… ne nous oubliez pas, et faites entendre la nôtre ».
Il a poursuivi : « J’ai été touché par l’art, la culture et la modestie dès mon premier jour en Tunisie, où même le chauffeur de taxi me parle de sa tristesse pour la Palestine et les enfants de Gaza… ».
Pour remercier la Tunisie, Saint Levant a grimpé en haut de la scène et a levé le drapeau tunisien bien haut.
Les slogans appelant à la liberté de la Palestine, scandés dans les gradins avant le début du spectacle, ont une fois de plus témoigné de l’engagement du peuple tunisien envers la Palestine et de sa solidarité avec son peuple.

Saint Levant a enchaîné ses anciennes chansons que le public connaît par cœur : « On This Land », « Daloona », « Forgive me », « Galbi », « Exile », « Deira » et « Kalamantina »… Il a également profité de l’occasion pour présenter ses nouveautés, deux chansons intitulées : « Sbeh el ward » et « Ya samra ».
Il a offert un cocktail de danse orientale et tunisienne avec « Sidi Mansour » en compagnie de ses amis de la troupe qui l’accompagnent, ainsi que de son père, Rachid Abdel-Hamid, qui joue le rôle de disc-jockey (DJ).
Les tableaux de danse et les échanges partagés avec ses partenaires de scène ont conféré un charme particulier au spectacle.
Saint Levant a surpris ses fans avec trois surprises durant cette soirée. La première a été la présentation de son producteur, Souhaiel Guesmi, sur scène. La deuxième, c’est sa nouvelle chanson « Sabeh el ward » accompagnée de son impressionnant jeu au saxophone et à l’oud.
La troisième surprise a été l’apparition de Mabrouka sur scène à ses côtés, à la demande du public qui a scandé son nom tout au long de la soirée.
Accueillie chaleureusement et sous les applaudissements, la célèbre dame tunisienne « Mabrouka » a salué avec affection le public de l’artiste, qui est comme un fils pour elle. C’est une histoire bien connue de ses fans qui ont entendu sa voix lors d’autres spectacles par téléphone.
Saint Levant a clôturé son concert avec sa chanson renommée « Clémantina », en levant très haut le drapeau de la Palestine.

Saint levant se fait connaître sur les réseaux sociaux, notamment en postant sur TikTok, avec une chanson trilingue, en arabe, en français et en anglais, intitulée Very Few Friends.
Il a enregistré également une chanson nommée Nails et réalise le clip en mai 2023, en collaboration avec l’actrice Mia Khalifa.
En février 2024, il a présenté son clip Deira, en featuring avec le jeune rappeur gazaoui MC Abdul. Deira est le nom de l’hôtel que le père de Saint Levant a construit au bord de la mer à Gaza, qui a été détruit par les bombardements israéliens quelques mois avant la sortie du clip. Les deux artistes rendent ainsi un hommage pacifique au peuple de Gaza, sur une musique influencée par le chaâbi algérien et par Dahmane El Harrachi. En avril 2024, Saint Levant a pris part au festival californien Coachella.
Son concert dans le cadre de la 59è édition du Festival International de Carthage a été un succès, tant sur le plan spectaculaire que sur celui de l’organisation.













































